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Ce qu'on pense du Christ

“Ton trône, ô Dieu, est pour toujours et à perpétuité ; c’est un sceptre de droiture que le sceptre de ton règne. Tu as aimé la justice, et tu as haï la méchanceté ; c’est pourquoi Dieu, ton Dieu, t’a oint d’une huile de joie au-dessus de tes compagnons.” Psaume 45. 6, 7

 

Jésus a “fermé la bouche aux sadducéens” qui voulaient l’embarrasser et il a répondu à la satisfaction des scribes qui l’honorent d’un : “Maître, tu as bien dit”, (Matt. 22. 34 ; Luc 20. 40). À son tour il les interroge : “Que pensez-vous du Christ ? De qui est-il fils ?” Sa double question devait inévitablement les amener à reconnaître que le Christ était à la fois fils de David (Ps. 89. 3-5, 26-29) et Fils de Dieu. Cependant, ses interlocuteurs refusent de reconnaître la double filiation du Seigneur : “personne ne pouvait lui répondre un mot… personne n’osa plus l’interroger” (Matt. 22. 46).

L’opposition et le mépris des pharisiens envers le Seigneur prouvent qu’ils étaient “dans l’erreur” et ne connaissaient “pas les Écritures” (Marc 12. 24). En effet, la double ascendance du Seigneur n’est pas seulement révélée dans le texte signalé par Jésus lors de son dialogue avec les pharisiens.

Cette vérité essentielle du christianisme apparaît déjà clairement dans le psaume 45, des fils de Coré, intitulé : Un cantique du bien-aimé. Cette louange ne se réfère à aucun événement précis de l’histoire du peuple ou d’un individu ; elle n’adresse aucune requête à l’Éternel. Elle célèbre une personne, ses titres, ses gloires et son avenir “à toujours et à perpétuité”.

Par l’Esprit”, les fils de Coré discernent comme David, que le bien-aimé, le roi annonçant le Messie, et l’homme vaillant, décrits dans les premiers versets du psaume 45, sont une seule et même personne : Dieu lui-même. Son sceptre, emblème de la royauté, symbolise la justice qu’il exerce pendant son règne. Il hait la méchanceté, il aime la justice ; cela lui vaut l’onction de… Dieu. Devrait-on comprendre que Dieu s’oint lui-même ? Cette phrase n’est intelligible que si nous comprenons que celui qui est oint est un homme et que cet homme est le Messie. Nos bouches s’ouvrent pour exalter le Fils bien-aimé de Dieu, déjà assis à la droite de Dieu, en attendant son règne de gloire.

Source (Plaire au Seigneur)

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