Croire contre toute espérance
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“Ne rejetez pas loin votre confiance qui a une grande récompense.” Hébreux 10. 35
De nombreux croyants ont fait la même expérience. Placés dans des circonstances humainement très difficiles, ils ont conservé la certitude que Dieu n’était pas indifférent à leur situation. Ils ont cru en Dieu alors qu’il ne se montrait pas ; ils ont cru qu’il est amour et puissance alors qu’il paraissait se cacher ; ils ont cru qu’il est souverain et voulait leur bien alors que tout allait mal pour eux. Leur foi en Dieu a été ainsi mise à l’épreuve, mais ils sont déclarés bienheureux, car ils sont restés fermes.
Abraham pouvait ne pas comprendre que Dieu lui demande de sacrifier son fils sur l’autel de Morija, mais il croit contre toute espérance humaine.
David pouvait ne pas comprendre que Dieu laisse Saül le pourchasser comme on chasse “une perdrix dans les montagnes”, alors qu’il sait que l’Éternel a prévu qu’il devienne roi.
À l’époque d’Esther, Dieu paraissait se cacher à son peuple juif. Tout semblait laissé aux mains d’Haman, l’ennemi des Juifs. À vue humaine, la situation était sans issue. Pourtant, Mardochée avait confiance que Dieu n’oubliait pas les Juifs et qu’il agirait pour les délivrer.
Quand notre Seigneur est cloué sur la croix, tout semble perdu pour lui. Mais sa foi absolue en son Dieu s’exprime dans les prophéties de l’A.T. : “Tu n’abandonneras pas mon âme au shéol (au séjour des morts), tu ne permettras pas que ton saint voie la corruption” (Ps. 16. 10). Et le cri qu’il jeta sur la croix — “Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?” — n’était pas le cri d’un désespéré. Cette parole trouve aujourd’hui un écho d’espérance dans nos cœurs, car “[Dieu] n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; car pour lui tous vivent”, comme Jésus l’avait rappelé aux sadducéens qui niaient la résurrection (Luc 20. 38).
Chrétiens, ne perdons jamais confiance, même aux heures les plus angoissantes de notre vie. Dieu ne peut pas abandonner ses enfants et il n’est jamais insensible à nos souffrances. S’il permet l’épreuve, c’est parce qu’elle est utile pour nous faire mûrir et nous préparer pour l’étape finale qui sera celle de la gloire avec Christ.
Source (Plaire au Seigneur)