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Découvrir Jésus

“Je vous ai écrit, pères, parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement.” 1 Jean 2. 13

 

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, il a fallu un certain temps après l’ascension de Jésus au ciel pour que les apôtres comprennent qui était vraiment celui qui s’était révélé à eux comme un homme — mais un homme à part. Ils ont bien sûr été guidés par le Saint Esprit dont l’objectif était de leur communiquer ce qui était de Christ (Jean 16. 14). Mais la chronologie de leurs écrits montre que cette prise de conscience s’est faite progressivement, leur « christologie » (leur doctrine sur la personne de Christ) s’affinant au cours du temps.

Paul n’a pas côtoyé Jésus comme homme. Après sa vision sur le chemin de Damas, il a démarré son service en démontrant d’après l’Ancien Testament que Jésus était le Christ ; mais il faut attendre ses dernières épîtres pour y trouver la quintessence de sa méditation sur la personne de Christ, et en particulier sur sa divinité :

– Colossiens 1. 15-20 : il affirme la suprématie du Fils comme Premier-né.

– Philippiens 2. 5-11 : il médite sur l’anéantissement et la glorification du Fils éternel.

– 1 Timothée 3. 16 : il exalte Dieu manifesté en chair.

Des quatre évangélistes, c’est également Jean (écrivant sans doute 20 ou 30 ans après les autres évangélistes et au moins 10 ans après Paul), qui développe le plus la réflexion sur la nature de Jésus : le prologue de son évangile est un résumé riche et concis de la vision qu’il avait de la divinité de Jésus, la Parole faite chair.

L’auteur de l’épître aux Hébreux est un chrétien de la seconde génération qui a recueilli le témoignage des apôtres (Héb. 2. 3) et l’a si profondément médité qu’il dresse un portrait unique de Jésus — Fils, sacrificateur et sacrifice.

Un croyant tout jeune dans la foi va spontanément prier « le Seigneur Jésus » et il sera touché par les récits de la vie et la mort du Sauveur. Mais il faut toute une vie chrétienne pour découvrir (et encore très partiellement !) qui est vraiment Jésus, l’unique, l’incomparable. Le signe de la maturité, selon Jean, est alors de connaître “celui qui est dès le commencement”.

Cherchons donc chaque jour à grandir dans la découverte de Jésus, pour l’adorer et l’imiter toujours mieux.

Source (Plaire au Seigneur)

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