“Un bruit viendra une année, et après lui un autre bruit une autre année, et il y aura violence sur la terre, dominateur contre dominateur.” Jérémie 51. 46
La condition « normale » du monde n’est pas la paix, mais la violence. Depuis la chute, l’homme par nature est violent. Caïn commet sur son frère Abel le premier meurtre de l’humanité et inaugure ainsi sur cette terre le règne de la violence.
Des siècles passent ; la violence et le mensonge ne font que croître. Par son comportement l’homme montre que “l’imagination des pensées de son cœur n’est que méchanceté en tout temps” (Gen. 6. 5). L’Éternel envoie le déluge pour détruire, à l’exception de la famille de Noé, cette population “corrompue” et “pleine de violence”.
Toutes les sociétés humaines, toutes les cultures, s’emploient au même effort sans cesse recommencé : essayer d’apprivoiser la violence qui les habite, ou tout au moins en codifier l’usage. Mais, si l’on y regarde d’un peu plus près, la violence n’est pas vraiment extérieure aux hommes comme pourrait l’être un phénomène social. Elle vient du dedans et retourne sans cesse s’y dissimuler ; elle habite potentiellement à l’intérieur de chacun de nous et c’est justement ce qui peut engendrer la peur. Alors, demandons à Dieu de nous donner dans tous les domaines un “esprit doux et paisible” (1 Pi. 3. 4).
Devant la violence, quelle doit être l’attitude du croyant ? Doit-il céder à la peur comme bien des humains qui dévisagent avec anxiété tous ceux qu’ils croisent ? Ne devrait-il pas plutôt s’appuyer sur Dieu et lui remettre sa propre vie ?… et dire comme David : “Dieu est mon rocher, je me confierai en lui, mon bouclier et la corne de mon salut, ma haute retraite et mon refuge. Mon Sauveur, tu me sauveras de la violence” (2 Sam. 22. 3). Et ajouter plein de confiance, toujours comme David : “Sur Dieu seul mon âme se repose paisiblement : de lui vient mon salut” (Ps. 62. 1).
Demandons à Dieu la foi et le courage pour ne pas céder à la violence mais irradier la paix autour de nous, ne manifestant aucune inquiétude devant les débordements de haine ; car nous savons que le Père ne nous quitte pas des yeux. Profitons de ces moments troublés pour montrer à ceux qui nous observent que notre cœur peut être rempli de paix à tout instant, dès que nous nous tournons avec confiance vers notre grand Sauveur.
Source (Plaire au Seigneur)