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Dimanche prochain à Jérusalem

“Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne.” 1 Corinthiens 11. 26

 

« L’an prochain à Jérusalem ! » Cette formule clôt traditionnellement le repas de la Pâque chez les Juifs. Elle exprime l’espérance du retour dans la ville sainte de ceux qui, depuis des siècles, ont été dispersés dans le monde entier.

Pour nous chrétiens, la Pâque juive pointe vers Jésus et son sacrifice accompli une seule fois, lors de la semaine pascale. Paul affirme : “notre Pâque, Christ, a été sacrifiée” (1 Cor. 5. 7). Chaque dimanche, la cène du Seigneur, simple repas de pain et de vin, rappelle la mort du Sauveur à qui nous devons la vie éternelle. Ce souvenir nous fait regarder en arrière, mais nous le prenons aussi dans l’attente du retour prochain de Jésus Christ. D’un instant à l’autre, le Seigneur va revenir et amener ensuite l’histoire à son terme dans la Jérusalem céleste. Nous pourrions dire à la fin de ce repas : « Dimanche prochain dans la Jérusalem définitive ! »

« Dimanche prochain à Jérusalem » : la foi sera changée en vue. Le Seigneur que nous aimons sans l’avoir vu sera alors perceptible directement aux sens de nos corps glorifiés. Nous verrons les blessures de la croix dont son corps de résurrection porte encore les marques visibles. Nous entendrons sa voix nous parler.

« Dimanche prochain à Jérusalem » : toute trace du péché aura définitivement disparu. Disparues, toutes ces fautes qui parsèment nos semaines et qui nous amènent à nous « examiner nous-mêmes » avec confusion. Disparues, toutes ces distractions qui font vagabonder nos pensées pendant le culte. La communion sera alors parfaite.

« Dimanche prochain à Jérusalem » : le peuple de Dieu, aujourd’hui dispersé et divisé en tant de dénominations, sera enfin réuni dans une unité visible que rien ne brisera jamais et qui s’alliera à la diversité de chacun de ses membres. « Dimanche prochain à Jérusalem » : le repas du Seigneur n’aura plus lieu d’être. Ce souvenir est pour la terre, dans le temps de l’espérance. L’adoration sera tellement immédiate qu’il est dit que Dieu et l’Agneau seront eux-mêmes le temple, le lieu central de l’adoration.

Alors en ce dimanche (le dernier ?), nos cœurs s’exclament : “Amen ; viens, Seigneur Jésus !” (Apoc. 22. 20).

Source (Plaire au Seigneur)

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