Au lieu de craindre, nous pouvons nous réjouir. « Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions et sur toute la puissance de l’ennemi et rien ne pourra vous nuire » (Luc 10:19). Les Chrétiens ne doivent pas accepter d’être tenus en échec par l’ennemi, ils doivent faire échec à l’ennemi ; ils ne doivent pas être ceux qui subissent mais plutôt ceux qui mènent le combat. Nous ne sommes pas assiégés ; nous ne sommes pas dos au mur. Loin de là, nous sommes les vaillantes troupes de Dieu, envoyées pour libérer les otages de l’enfer. Nous sommes les forces conquérantes du Seigneur.
Jésus a dit à maintes reprises : « Ne crains pas ! ». Mais ce n’est pas tout, c’était un psychologue extraordinaire. Remarquez ce qu’il a dit : « Ne crains pas, crois seulement ». C’était toujours plus qu’un simple : « N’aie pas peur », ou : « Prends courage, sois fort ». Cela seul n’aurait pas changé grand-chose.
La crainte est une force, et elle doit être contrée par une force égale.
La crainte est une force négative. Son symbole et le signe négatif. Une fois, quelqu’un m’a dit : « La crainte est la chambre noire dans laquelle les gens développent leurs négatifs ». Seule une force positive peut annuler une force négative. Cette force positive, c’est la foi. Ainsi Jésus a toujours dit : « Ne crains pas, crois seulement » (Luc 8:50). Le contraire de la crainte n’est pas le courage, mais la foi.
« Et la victoire qui a triomphé du monde, c'est votre foi » (1 Jean 5:4). La foi est une arme aux possibilités multiples. Ce n’est pas de la présomption ni de la bravade ; rappelez-vous les fils de Sceva. Un croyant qui tremble fait de Satan un vainqueur, mais la foi effraie l’ennemi. Nous ne sommes pas appelés à trembler, mais à exercer l’autorité pour faire trembler l’enfer. « Benaja descendit contre l'Égyptien avec un bâton, arracha la lance de sa main et s’en servit pour le tuer » (2 Samuel 23:21). Ainsi nous enlèverons la crainte d’entre les mains de l’ennemi, nous utiliserons sa propre arme pour faire trembler les démons.
Jérémy Sourdril