Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Ève et Marie

“J’ai acquis un homme avec l’Éternel.” Genèse 4. 1

“Voici l’esclave du Seigneur.” Luc 1. 36

 

Ève et Marie : deux grandes femmes de la Bible. Ève, la première femme de l’humanité, écoute la voix du tentateur (Gen. 3). Elle ne s’en réfère pas à son mari, « son chef » dont elle est issue, mais parle avec le serpent (le diable) et finalement accepte cette proposition séduisante : “vous serez comme Dieu [ou des dieux], connaissant le bien et le mal”. Quelle proposition, quelle promotion : abandonner une position de dépendance pour avoir la toute-puissance et la toute-connaissance ! Ainsi un venin mortel est inoculé dans l’esprit d’Ève, et par elle dans celui de toute la famille humaine : “vous serez comme Dieu” (Gen. 3. 5). Dorénavant, l’orgueil, à différents degrés certainement, se logera au creux de l’esprit de tout humain, croyant compris. Pour Ève, ce poison-là se manifeste à la naissance de Caïn ; elle dit : “J’ai acquis un homme avec l’Éternel” (Gen. 4. 1) sans mentionner Adam, pourtant partie prenante. N’est-ce pas l’orgueil qui l’aveugle ? Et n’est-ce pas Dieu qui est souverainement décideur de toute procréation ?

Toutefois, Ève traverse une épreuve terrible : le meurtre de son fils Abel par son autre fils, Caïn. Il semble que cela l’a amenée à juger son orgueil ; car à la naissance de Seth, elle dit : “Dieu m’a assigné une autre descendance au lieu d’Abel” (Gen. 4. 25).

Marie fait tout autant partie de la famille humaine déchue, mais elle manifeste un comportement bien différent lors de l’annonce de la naissance de Jésus. Elle sent et affirme sa dépendance vis-à-vis de Dieu qui lui accorde cette faveur extraordinaire d’être la mère du Messie. Elle ne se prévaut pas de cela, mais elle exprime humblement sa reconnaissance envers Dieu pour son choix souverain (Luc 1. 46-55).

Même si nous avons chacun un peu de ce poison initial dans notre cœur, ce n’est pas une fatalité qu’il se manifeste. Si, comme Marie, nous vivons près de Dieu, nous sentirons notre dépendance vis-à-vis de Lui. Nous serons aussi reconnaissants pour toutes ses bénédictions.

Mais si l’orgueil se manifeste parfois dans nos pensées et dans nos paroles, nous pourrons toujours nous aussi nous repentir sincèrement et reprendre le chemin de la dépendance et de la reconnaissance envers Dieu.

Source (Plaire au Seigneur)

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article