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Inviter le Seigneur

“Reste avec nous, car le soir approche et le jour a baissé. Il entra pour rester avec eux.” Luc 24. 29

 

Jésus n’a jamais refusé une invitation. Il a participé aux noces de Cana. Il a accepté de manger à la table de pharisiens. Il a accepté de venir au chevet d’une jeune fille qui se mourrait. Alors qu’il traversait la Samarie, il est resté deux jours à Sichar à la demande des habitants (Jean 4. 40).

Le jour de sa résurrection, il se joint à deux disciples désemparés qui retournent chez eux à Emmaüs. Il s’approche d’eux et leur explique dans toutes les Écritures les choses qui le regardent. Si les disciples ne le reconnaissent pas, c’est que la foi leur manquait. Ils approchent du village et Jésus fait comme s’il allait plus loin. C’est sa manière d’agir. Il passe plus loin à moins d’être invité à rester, ou même contraint. “Ils le pressèrent”. En invitant Jésus chez eux, ils vont passer de la désespérance à la plus grande joie. Ils reconnaissent Jésus au moment où il rompt le pain, mais il disparaît aussitôt, comme pour leur laisser toute liberté de retourner à Jérusalem partager la grande nouvelle.

Quand on s’écarte, Jésus nous ramène en nous montrant les marques de sa souffrance.

Thomas, l’un des douze appelé Didyme, n’était pas avec eux quand Jésus vint. Les autres disciples lui dirent : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : À moins que je ne voie dans ses mains la marque des clous, que je ne mette mon doigt dans la marque des clous, et que je ne mette ma main dans son côté, je ne le croirai pas” (Jean 20. 24, 25). Thomas a demandé des preuves. N’était-ce pas comme une invitation lancée à Jésus pour qu’il se manifeste ?

Thomas ne croit pas encore, mais il désire croire, puisqu’il ne se tient plus à l’écart des autres disciples.

Voici, je me tiens à la porte et je frappe : si quelqu’un entend ma voix et qu’il ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je souperai avec lui, et lui avec moi” (Apoc. 3. 20).

Jésus ne force pas la porte. Il appelle. Il est une porte qu’il nous appartient d’ouvrir, celle de nos cœurs, quand le Seigneur appelle. Jésus me dit alors : « Aurais-tu un moment pour moi ? Veux-tu m’ouvrir maintenant ? » Le loquet de cette porte est à l’intérieur. À moi de l’ouvrir et de lui donner la place qu’il désire occuper, c’est-à-dire la première.

Source (Plaire au Seigneur)

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