“Le premier jour des Pains sans levain, lorsqu’on sacrifiait la pâque, ses disciples lui disent : Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la pâque ? Alors il envoie deux de ses disciples et leur dit : Allez à la ville… Ses disciples s’en allèrent, entrèrent dans la ville et trouvèrent tout comme il leur avait dit ; et ils préparèrent la pâque.” Marc 14. 12-16
Les évangiles nous racontent plusieurs invitations faites à Jésus. Mais, pour la dernière pâque qu’il va vivre sur la terre, c’est Jésus qui invite ses disciples dans une salle mise à sa disposition, à l’étage supérieur d’une maison de Jérusalem. Dans le récit, rien n’est laissé au hasard des circonstances, tout souligne la maîtrise de Jésus sur les événements.
Ce repas est très particulier. Un point du récit touche profondément chaque chrétien : c’est l’institution de la Cène.
Traditionnellement, au cours du repas de la pâque, le chef de famille expliquait aux siens la signification de cette fête : “C’est le sacrifice de la pâque à l’Éternel, qui passa par-dessus les maisons des fils d’Israël en Égypte” (Ex. 12. 27). Mais ce jour-là, Jésus, qui est “notre pâque” (1 Cor. 5. 7), donne à cette fête sa vraie dimension et propose une nouvelle alliance : “Ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance qui est versé pour un grand nombre” (Marc 14. 24). Ce sacrifice donne ainsi un salut sûr, car offert par Dieu de façon inconditionnelle. Jésus nous propose donc, avant de mourir, de nous souvenir de ce qu’il va lui-même accomplir. Une fois le repas pascal terminé, Jésus et ses disciples chantent, selon la coutume juive, un dernier cantique, probablement le dernier psaume du Hallel (Psaumes 113-118). Une parole prophétique de ce psaume prend ici toute sa valeur : “La pierre que ceux qui bâtissaient avaient rejetée, est devenue la tête de l’angle” (Ps. 118. 22).
Quand nous répondons à l’invitation du Seigneur, cette fête, souvenir d’une grande délivrance opérée par Dieu pour son peuple, prend une signification nouvelle. La Cène est, pour les croyants, à la fois le souvenir de Jésus, “l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde” (Jean 1. 29) et celui de la délivrance du jugement de Dieu contre le péché.
Source (Plaire au Seigneur)