“Jésus dit alors [aux sadducéens] : les fils de ce siècle se marient et sont donnés en mariage ; mais ceux qui sont estimés dignes d’avoir part à ce siècle-là… ne peuvent plus mourir, car ils sont semblables aux anges et sont fils de Dieu…” Luc 20. 34-36
Jésus répond aux sadducéens qui nient la résurrection et profite de l’occasion pour évoquer « l’au-delà ».
Pour ridiculiser l’idée même de résurrection, les sadducéens imaginent une histoire extravagante, celle d’une femme mariée sept fois. Ils posent la question : « Qui sera son mari dans l’au-delà ? ». Ils s’appuient en cela sur une loi juive, le lévirat (Deut. 25. 5-10) : si un homme décède, son frère épousera la veuve. L’évangéliste rapporte la réponse de Jésus, riche en encouragements.
Tout d’abord, il affirme que la mort n’est pas la disparition totale et définitive d’une personne ; il s’appuie sur l’Ancien Testament. Lorsque Dieu se manifeste à Moïse depuis le buisson ardent, il lui révèle qu’il est un Dieu personnel : “Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob” (Ex. 3. 6). En se nommant comme le Dieu de chaque patriarche, il affirme que ces hommes sont toujours vivants. “Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; car pour lui tous vivent” (v. 38).
Ensuite, il compare les croyants ressuscités à des anges. C’est dire que cette nouvelle vie ne suit pas les principes de la vie du monde physique dans lequel nous vivons. L’apôtre Paul “a été enlevé dans le paradis, et a entendu des paroles merveilleuses” (2 Cor. 12. 4) ; il nous explique que nous ne pouvons pas encore tout comprendre : “À présent je connais en partie, mais alors je connaîtrai à fond comme aussi j’ai été connu” (1 Cor. 13. 12). Nous en aurons fini avec les doutes et les questions sans réponse qui nous poursuivent maintenant.
Quand nos proches quittent cette terre, ils se détachent des réalités matérielles si éphémères et ouvrent les yeux sur les réalités éternelles. Cela doit nous interpeller en nous rendant lucides pour distinguer l’important du secondaire.
Le même apôtre termine une de ses lettres aux églises en évoquant la vie : “Nous serons toujours avec le Seigneur. Consolez-vous l’un l’autre par ces paroles” (1 Thes. 4. 17, 18). Il parle là d’une présence qui remplira notre vie éternellement, celle de Jésus.
Source (Plaire au Seigneur)