“Seigneur, tu sais que je t’aime.” Jean 21. 15, 16, 17
Durant toutes les années où il a suivi Jésus, Pierre s’est montré fougueux, bouillant, sûr de lui, peut-être parfois irréfléchi, répondant trop vite à des questions qui le dépassent ; mais il a surtout manifesté un amour remarquable envers son Maître… Personne ne peut mettre en doute qu’il a aimé profondément le Seigneur… et celui-ci en était pleinement conscient !
Alors qu’il pêchait avec son frère André sur la mer de Galilée, Jésus leur demande de le suivre. Ils n’hésitent pas une seconde, ne regardent pas en arrière et lui emboîtent le pas. Pierre dira plus tard : “Nous avons tout quitté et nous t’avons suivi” (Marc 10. 28).
Son amour est profond et c’est en toute sincérité qu’il déclare : “Seigneur, avec toi, je suis prêt à aller et en prison et à la mort” (Luc 22. 33). Au moment où il prononce ces paroles, il ne se rend probablement pas bien compte de ce qu’il affirme ; c’est son amour envers Jésus qui le pousse à les articuler. Il est intimement convaincu qu’il peut tenir cette promesse. Quand Jésus annonce à ses disciples qu’il doit monter à Jérusalem pour y souffrir, être rejeté et mourir, c’est encore son amour qui pousse Pierre à déclarer : “Seigneur, Dieu t’en préserve, cela ne t’arrivera jamais” (Matt. 16. 22).
Sur la montagne de la transfiguration, il voit son Maître parlant avec Moise et Elie. De manière totalement irréfléchie, il dit : “Il est bon que nous soyons ici ; faisons trois tentes : une pour toi, une pour Moise et une pour Élie” (Marc 9. 5). Il met son Maître au même niveau que ses interlocuteurs, certes ; mais il veut prendre soin de celui qu’il aime et prolonger ce moment exceptionnel avec lui.
Dans la nuit de Gethsémané, une troupe belliqueuse vient pour s’emparer de Jésus ; c’est encore Pierre “qui avait une épée, la tira, frappa l’esclave du souverain sacrificateur et lui coupa l’oreille droite” (Jean 18. 10). Il montre alors sa fougue, sa détermination, son courage et aussi son amour envers son Maître : il veut le protéger, ne comprenant pas que Jésus n’avait besoin d’aucune protection et que toutes choses devaient s’accomplir.
Il était irréfléchi, trop sûr de lui, trop impétueux, peut-être, mais il fait preuve d’un très grand amour pour le Seigneur !… et pourtant nous verrons demain qu’il a renié celui qu’il aimait tant.
Source (Plaire au Seigneur)