Il est très facile de manquer de patience dans la vie chrétienne : il suffit d’être charnel. Être charnel, ce n’est pas toujours de vivre ou de tomber dans le péché, mais c’est parfois simplement le fait de manquer de persévérance, de se décourager, de mettre notre foi au diapason du temps qui passe.
Ne vous est-il jamais arrivé de prier pour quelqu’un, par exemple pendant quelques jours, quelques semaines ou quelques mois, et de vous décourager en ne voyant aucun changement chez cette personne ? Alors vous avez arrêté de prier, découragé par les circonstances et le temps qui passe ? Je crois que pour devenir vraiment puissant dans la prière, et dans l’amour, nous devons vivre dans la dimension de notre Père Céleste, c’est-à-dire hors du temps, dans une sphère de foi qui ne dira jamais « stop », même après la mort.
Nous voyons à travers Abel, Hénoc, Jacob et d’autres encore, dans le chapitre 11 d’Hébreux, que ces gens ont eu une foi qui a dépassé leur vie. Oh la foi de Joseph était puissante, comme le dit ce verset : « C’est par la foi que Joseph, à la fin de sa vie, a fait mention de la sortie d’Égypte des Israélites et a donné des ordres au sujet de ses ossements » (Hébreux 11:22). Sa foi continuait à être effective même après sa mort ! Et que dirions-nous d’Abraham, le père de la foi !
Nous prions parfois pour le salut de nos proches, et nous devons apprendre que l’amour est patient, continuant de déclarer avec persévérance qu’ils ne quitteront pas cette terre sans avoir fait la paix avec Dieu, sans avoir rencontré Jésus personnellement. Et même si nous devions partir avant eux, nous mettons notre foi en action afin qu’avant leur mort, ils vivent cette expérience.
La foi en Dieu est puissante. La foi voit plus loin que les circonstances, plus loin que les impossibilités, plus loin que le temps. La foi vivante en Dieu est libérée par la prière, par nos paroles, par nos actions.
Jérémy Sourdril