Au sixième chapitre de l’épître aux Éphésiens, verset 18, nous lisons des paroles qui mettent en évidence l’extrême importance de la prière avec une force qui nous saisit et nous subjugue : « Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et en priant pour tous les saints ».
L’enfant de Dieu avisé qui s’arrête pour peser les mots et pour considérer le contexte ne peut que s’écrier en lisant ce passage : « Je dois prier, prier, prier. Je dois mettre toute mon énergie et tout mon coeur à la prière. Quoi que je fasse d’autre, je dois prier ».
La version de Lausanne, plus forte encore s’il est possible, dans son expression, donne : « Priant en tout temps dans l’Esprit, par toutes sortes de prières et de supplications, et veillant à cela avec toute persévérance et avec supplications au sujet de tous les saints ».
Remarquez les « en tout temps », « toutes sortes de prières », « avec toute persévérance », « pour tous les saints ». Notez l’accumulation et la répétition des mots « priant », « prières », « supplications », « persévérance ». Pesez enfin la force de l’expression « veillant à cela » ou plus exactement : « sans vous endormir ».
Paul connaissait la paresse naturelle de l’homme, spécialement dans le domaine de la prière. Comme il est rare que nous priions sans relâche jusqu’à l’exaucement ! Que de fois il arrive qu’une église ou un individu parvienne dans la prière jusqu’aux abords immédiats d’une grande bénédiction et, qu’à ce moment précis, se laissant aller, il tombe dans l’assoupissement et abandonne le combat !
Je voudrais que ces mots « sans vous endormir », comme d’ailleurs le verset tout entier, brûlent au-dedans de nos cœurs.
Jérémy Sourdril