“Même s’il me faut mourir avec toi, je ne te renierai pas.” Marc 14. 31
“Je ne connais pas cet homme dont vous parlez.” Marc 14. 71
Nous avons vu hier tout l’amour que Pierre portait à son Maître. Pourtant, un jour, il l’a renié ! Pour en arriver là, il a dû descendre successivement plusieurs marches ! Suivons-le en Marc 14.
v. 29 : Quand Jésus dit à ses disciples qu’ils seraient scandalisés par ce qui allait lui arriver, Pierre répond un peu vite : “Même si tous étaient scandalisés, je ne le serais pas moi” manifestant ainsi présomption et mépris des autres.
v. 31 : “Même s’il me faut mourir avec toi, je ne te renierai pas”. Il fait alors preuve d’une assurance extrême, alors qu’il avait été prévenu : “Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant” (Jean 13. 36).
v. 37 : “Simon, tu dors”. Jésus qui s’était éloigné de ses disciples pour prier les retrouve endormis ; Pierre s’est assoupi par manque de vigilance, il n’a pas pu même vaincre le sommeil ! Cela montre qu’il n’a pas conscience de ses faibles limites.
v. 54 : Des soldats viennent arrêter Jésus ; “Pierre le suivit de loin”. Il montre ainsi son attachement au Seigneur, mais aussi sa crainte, alors qu’il avait entendu : “Celui qui aura honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’Homme aura honte de lui” (Luc 9. 26). Puis il se trouve “assis avec les gardes” pour profiter de la chaleur du feu et, sans doute, des dernières informations.
v. 68, 69 : Reconnu par une servante, une peur panique s’empare de lui ; il nie par deux fois être compagnon de Jésus ; c’est l’angoisse due à ce que de nos jours on nomme la « pression de l’entourage ».
v. 71 : “Je ne connais pas cet homme”. Pierre avait montré de la témérité, de la hardiesse, ici témérité et hardiesse se manifestent contre Jésus, c’est le point où il s’est effondré !
Quand il réalise ce qu’il vient de dire, “il se mit à pleurer” (v. 72) ; ce sont des pleurs de repentance, première étape avant la restauration quelques jours plus tard (Jean 21. 15-23).
L’exemple de l’effondrement de Pierre nous met tous en garde : ne comptons pas sur nos propres capacités ; dès que la chute s’amorce, nous ne pouvons l’enrayer seul. Mais à chaque marche le Maître peut la stopper, puis nous montrer son amour et son pardon.
Source (Plaire au Seigneur)