“Je suis reconnaissant envers Dieu, que je sers à la suite de mes ancêtres avec une conscience pure, de ce que je me souviens constamment de toi dans mes supplications, nuit et jour.” 2 Timothée 1. 3
Saul étudie à Tarse puis à Jérusalem sous la direction du docteur de la Loi Gamaliel. Esprit brillant, Saul avance plus vite dans le judaïsme que beaucoup de ses contemporains. Sa conscience juive lui fait haïr tous ceux qui s’écartent des règles de la Loi donnée à Moïse par l’Éternel. Sa haine vise particulièrement ceux de son peuple qui ont accepté l’Évangile de Jésus Christ. Pour la gloire de Dieu, pense-t-il, il doit faire le maximum pour les amener à renier Christ. Sa conscience le conduit à encourager ceux qui lapident Étienne, le témoin de Jésus Christ. Puis il persécute les chrétiens à Jérusalem et ailleurs. Comment a-t-il pu faire tout ce mal en toute bonne conscience ? Paul donne lui-même la réponse à cette question : “parce que j’ai agi par ignorance, dans l’incrédulité” (1 Tim. 1. 13).
La conscience est une faculté donnée à l’homme pour qu’il distingue le bien et le mal. Elle permet à chacun de porter une appréciation sur ses actes, paroles ou pensées. Mais la conscience d’un homme est façonnée par l’éducation qu’il reçoit, sa perception des règles en vigueur dans sa famille, son environnement immédiat, son pays, sa religion, etc. C’est donc un instrument de mesure qui donnera des résultats différents suivant les personnes. Pour que ces résultats s’imposent à tous, il faut l’étalonner par rapport à une référence absolue, comme tout appareil de mesure, une balance par exemple.
Dans le cas de l’apôtre Paul, si sa conscience était mal réglée et le conduisait à persécuter les chrétiens, c’était à cause de son incompréhension des voies de Dieu révélées dans l’A.T. et de son incrédulité à l’égard de tous les signes qui avaient montré que Jésus Christ était le Fils de Dieu. Il avait certainement entendu parler, par des témoins dignes de foi, des miracles qui avaient précédé la croix ainsi que de la résurrection de Jésus. Dieu connaît les cœurs et sait que Paul est, de bonne foi, enfermé dans sa conscience juive ; il frappe un grand coup et terrasse sur le chemin de Damas ce persécuteur dont il veut faire son serviteur. Il le forme par les révélations qui suivront sa conversion afin que son enseignement s’impose à tous les chrétiens.
Source (Plaire au Seigneur)