“Quand les nations qui n’ont point de loi, font naturellement les choses de la loi, n’ayant pas de loi, elles sont loi à elles-mêmes, et elles montrent l’œuvre de la loi, écrite dans leurs cœurs, leur conscience rendant en même temps témoignage, et leurs pensées s’accusant entre elles, ou aussi s’excusant.” Romains 2. 14, 15
La plus haute Cour de Justice humaine n’est ni la Cour suprême de certaines nations, ni la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg, ni la Cour pénale internationale, mais ma conscience !
La conscience est un témoin intérieur commun à tous les êtres humains, qu’ils connaissent la Loi écrite de Dieu ou non : ce témoin évalue pour excuser ou accuser, approuver ou désapprouver. En valorisant certaines bonnes actions et en haïssant certaines mauvaises, les hommes démontrent une connaissance intuitive des préceptes moraux de la Loi.
La conscience agit tour à tour comme un procureur et un avocat de la défense. Bien entendu, ma conscience peut être faible, et son témoignage intérieur peut être incertain, confus, voire erroné. Mais je suis le mieux placé pour connaître les faits et intentions qui me concernent.
Job s’est examiné en face de ses amis qui l’accusaient d’avoir commis des péchés, comme ils le supposaient. Non, il n’avait pas trompé sa femme, il n’avait pas volé de l’argent, il n’avait opprimé personne… Sa conscience ne lui reprochait rien ; elle le déclarait juste, innocent.
L’apôtre Paul était accusé à Corinthe de toutes sortes de péchés : bassesse, cupidité, etc. Mais sa conscience ne lui reprochait rien sur ces points-là. Il pouvait même être fier du témoignage de sa conscience : “Notre gloire est celle-ci, savoir le témoignage de notre conscience, qu’avec simplicité et sincérité de Dieu, non pas avec une sagesse charnelle, mais par la grâce de Dieu, nous nous sommes conduits dans le monde et plus encore envers vous” (2 Cor. 1. 12).
Il considère sa conscience comme un témoin, un procureur ou un avocat qui donnent leur avis ; il l’écoute donc avec attention, mais pour lui seul Dieu a l’autorité de juger si telle pensée ou attitude est bonne ou mauvaise : “Je n’ai rien sur ma conscience ; mais par là je ne suis pas justifié ; mais celui qui me juge, c’est le Seigneur” (1 Cor. 4. 4).
Combien il importe que notre conscience garde en tout temps toute sa sensibilité, et que notre divin Maître puisse toujours nous faire entendre sa voix !
Source (Plaire au Seigneur)