“Deux jours après, c’était la Pâque et les Pains sans levain. Les principaux sacrificateurs et les scribes cherchaient comment ils pourraient se saisir de [Jésus] par ruse et le faire mourir ; car ils disaient : non pas pendant la fête, de peur qu’il n’y ait de l’agitation parmi le peuple.” Marc 14. 1, 2
Deux jours avant la Pâque, les événements se bousculent à Jérusalem. Les chefs religieux s’assemblent dans la cour du souverain sacrificateur et décident de s’emparer de Jésus par ruse pour le faire mourir. Ce n’est pas la première fois qu’ils tentent de s’en débarrasser (Marc 3. 6 ; Luc 4. 28-30 ; 19. 47-48 ; Jean 5. 18 ; 7. 1, 25, 32, 45, 46 ; 10. 31). Jusque-là, toutes leurs tentatives contre Jésus ont échoué, car l’heure de sa mort n’était pas encore venue (Jean 7. 30). Une chose les retient de s’exécuter sans délai : ils craignent un soulèvement du peuple, car tous tiennent Jésus pour un prophète. Ils décident de repousser sa mort après la Pâque, une fois les milliers de pèlerins rentrés chez eux.
Jésus sait maintenant que “l’heure est venue” pour lui. Il avait déjà évoqué sa mort à plusieurs reprises (Marc 8. 31 ; 9. 31 ; 10. 33 ; 12. 7). Mais ce jour-là, il en précise la date : “Vous savez, dit-il à ses disciples, que, dans deux jours, c’est la Pâque, et le Fils de l’homme est livré pour être crucifié” (Matt. 26. 2).
Quand Judas vient donner l’assurance aux chefs religieux qu’il peut leur livrer Jésus à l’insu du peuple, ils acceptent son offre inattendue avec joie. Il ne leur reste plus qu’à régler quelques détails…
Judas Iscariote porte, lui aussi, sa pleine responsabilité du crime, mais son sinistre dessein n’aurait pu s’accomplir sans que Jésus ne lui dise le lendemain soir lors du dernier souper : “Ce que tu fais, fais-le vite” (Jean 13. 27).
Quelques heures plus tard, Jésus déclare à Pilate qui prétendait avoir le pouvoir de le faire crucifier : “Tu n’aurais aucun pouvoir contre moi, s’il ne t’était donné d’en haut” (Jean 19. 11).
Le véritable Agneau pascal devait être sacrifié pour nous au temps marqué par Dieu, à la Pâque, non après ; et sa mort devait être rendue publique, non tenue secrète.
Le plan rédempteur de Dieu pour notre salut s’est accompli au moment même que les chefs religieux désiraient éviter le plus. Tout dépasse notre intelligence (Act. 2. 23 ; 1 Pi. 1. 19, 20), mais remplit notre cœur d’assurance et de reconnaissance. Dieu est souverain. Inclinons-nous, adorons !
Source (Plaire au Seigneur)