“Mais toi, mon âme, repose-toi paisiblement sur Dieu ; car mon attente est en lui. Lui seul est mon rocher et mon salut, ma haute retraite : je ne serai pas ébranlé.” Psaume 62. 5, 6
S’il y a un mot récurrent dans l’actualité, c’est bien celui de « crise » : les médias parlent de crises financières, économiques, écologiques ou sociales. Ces crises et leurs conséquences inquiètent tout autant qu’elles fascinent. Elles nous rappellent la fragilité de notre environnement ainsi que notre fragilité personnelle. Elles ébranlent tous les domaines de la vie humaine. Elles remettent en question l’idée que nous pouvons tout maîtriser. Mais si les crises apportent des changements et ruptures, elles peuvent aussi être fécondes. Elles nous amènent à nous poser de vraies questions : qu’est-ce qui est vraiment indispensable ? Sur qui puis-je compter ? Comment puis-je m’adapter ?
Pour le chrétien, les crises sont des moments révélateurs de sa foi. C’est ainsi que les ont vécues tant d’hommes de Dieu dans la Bible.
Pensons à Abraham montant à Morija pour sacrifier son fils (Gen. 22) ou à Jacob, ébranlé dans son quotidien, fuyant la colère de son frère et rencontré par Dieu à Béthel (Gen. 28) ; ou encore à Jacob, mais vingt ans plus tard, angoissé à l’approche de la rencontre avec son frère Ésaü (Gen. 32).
Nous pourrions évoquer le traumatisme de Joseph, vendu par ses frères et devenu esclave en Égypte (Gen. 37), l’amère déception de Moïse devant l’échec de sa mission (Ex. 5. 22, 23), la désespérance d’Élie devant la menace de Jézabel (1 Rois 19) ou le désarroi de Jérémie devant les malheurs de Jérusalem (Jér. 32. 17-25) ; nous pourrions évoquer encore l’inquiétude de Joseph et Marie fuyant en Égypte avec le petit enfant Jésus devant la colère d’Hérode (Matt. 2. 13, 14), ou la douleur de Paul demandant instamment l’enlèvement de l’écharde (2 Cor. 12. 8)…
Tous ceux-ci et bien d’autres ont dû faire face à des événements totalement incontrôlables ; mais plus ou moins rapidement, leur foi en Dieu a surmonté ces crises pour les porter en avant. À n’en pas douter, ces occasions restèrent des moments forts dans l’histoire de leur relation avec Dieu.
Oui, les périodes de crises peuvent être fécondes, lorsque je reste assuré de la fidélité de mon Dieu. Je sais qu’avec la crise il fortifiera ma foi, mon amour, mon espérance.
Source (Plaire au Seigneur)