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Le point bleu

“Lorsque le camp partira, Aaron et ses fils entreront, et ils démonteront le voile qui sert de rideau, et en couvriront l’arche du témoignage ; et ils mettront dessus une couverture de peaux de taissons, et étendront par-dessus un drap tout de bleu ; et ils y placeront les barres.” Nombres 4. 5, 6

 

Pour le transport du tabernacle et de tous les objets qui servaient au culte à travers le désert jusqu’en Canaan, Dieu avait donné des instructions très précises à son peuple, et spécialement aux sacrificateurs et aux trois familles des Lévites : Guershom, Kehath et Merari.

Quand le camp devait partir, ils démontaient tous les éléments constitutifs du tabernacle et enveloppaient de plusieurs couvertures le chandelier, l’autel d’or, la table… Pour chacun, sauf pour l’arche, la dernière couverture, la seule visible, était faite de peaux grises ou brunes de taissons, (identifiés aujourd’hui sous le nom « dugong » ou « vache marine ») et donc bien étanches. Pour l’arche, la couverture finale était un drap bleu. Si l’on avait pu regarder, d’une certaine hauteur, la caravane qui transportait le tabernacle et ses objets, tout aurait paru confondu avec le sable et les rochers du désert. Mais un point bleu aurait attiré le regard : la couverture de l’arche.

Ce point bleu sur le désert évoque la personne incomparable de Jésus quand il était sur la terre. Au milieu d’une scène où règne le péché, au milieu des pécheurs, il était ce point bleu : Jésus, l’homme venu du ciel. Il avait la Loi de Dieu au plus profond de lui-même (Ps. 40. 8) ; il aimait la justice et haïssait la méchanceté (Ps. 45. 7) ; il était le pain de vie descendu du ciel pour donner la vie au monde (Jean 6. 33), lui, “débonnaire et humble de cœur” (Matt. 11. 29), mais “au-dessus de tous” (Jean 3. 31).

L’arche couverte de bleu ne pouvait pas être confondue avec ce qui l’entourait. De même Jésus, un homme parmi les hommes, ne pouvait pas être confondu avec eux. Le ciel s’est ouvert sur lui et Dieu, contemplant son Fils, a proclamé à deux reprises : “Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai trouvé mon plaisir” (Matt. 3. 17 ; 17. 5).

Incomparable Fils de Dieu, point bleu merveilleux sur la terre assombrie par le péché ! Sa sainteté a fait de lui un étranger dans un monde souillé ; son amour et sa grâce l’ont rendu actif dans un monde souffrant et misérable.

Source (Plaire au Seigneur)

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