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Le supplice du fouet

“Des laboureurs ont labouré mon dos, ils y ont creusé leurs longs sillons.” Psaume 129. 3

 

Dans la Rome antique, la flagellation avec une sorte de fléau à manche court appelé flagrum était utilisée comme supplice préliminaire à la mise à mort (généralement la crucifixion). Elle était appliquée aux non-citoyens, les citoyens romains étant généralement exempts de ce châtiment infamant. Le flagrum portait 2 ou 3 lanières munies à quelque distance de leur extrémité de balles de plomb ou d’os de mouton. Les lanières coupaient la peau et les balles ou les osselets imprimaient de profondes plaies. La seule partie du corps qui peut supporter les coups d’un tel instrument de torture est le dos, avec les muscles qui le recouvrent.

Ce supplice, notre Sauveur a dû endurer ! Il venait d’être brutalisé par les membres du tribunal juif, présenté à la foule hurlante et, depuis plus de vingt-quatre heures, il n’avait pas dormi.

Le voyons-nous ainsi, dépouillé de ses vêtements, lié à un poteau, subissant les coups des soldats romains ? Oui, les coups tracent de longs sillons sur son dos qui n’est bientôt plus qu’une masse de chair ensanglantée.

Les coups ne s’arrêtent pas là, car les soldats mettent une couronne d’épines sur sa tête et frappent dessus avec le roseau que, dans leur moquerie, ils lui avaient donné comme sceptre. Le cuir chevelu est un tissu très ferme qui ne se referme pas autour des vaisseaux sanguins rompus par les épines. Aussi le sang coule-t-il abondamment sur la figure du Christ. À la fin de ce supplice, le Seigneur a perdu tellement de sang que tout autre homme se serait certainement trouvé en état de choc. Et ce n’est que le commencement du rituel de la crucifixion.

Le Seigneur était totalement conscient de la douleur physique qu’il a endurée à cause de nous. Pourtant, il avait délivré de leurs souffrances tellement de malades et tellement d’infirmes ! Et il aurait pu à tout moment se soustraire à toutes ces douleurs. Il a tout accepté par amour pour Dieu et par amour pour nous. Gardons devant les yeux ces images tragiques quand nous nous souvenons du sacrifice du Seigneur. Il a remporté une victoire totale et définitive… mais à quel prix !

Source (Plaire au Seigneur)

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