“L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l’esprit abattu. Les maux du juste sont en grand nombre ; mais l’Éternel le délivre de tous.” Psaume 34. 18, 19
Dieu n’est pas un porte-bonheur. À bien des égards, il en est du juste comme des autres hommes. Le chrétien n’est pas soulevé au-dessus de la condition humaine. Certes, son esprit est régénéré et il est en paix avec Dieu, mais son corps et même son âme demeurent fragiles, vulnérables et parfois chancelants. Un moustique ne fait pas la différence entre un chrétien et un non-chrétien. Dans les bouchons sur l’autoroute, dans les hôpitaux, dans les épidémies ou dans les pays en guerre, il y a aussi des chrétiens qui souffrent avec les autres — en un sens comme les autres.
En même temps, il est réel que le juste évite un certain nombre de malheurs causés par des comportements désordonnés. Ce qu’il a appris porte des fruits et s’il a cessé de vivre comme un “insensé”, il ne connaîtra pas les tourments que connaissent les “insensés”. Normalement, il ne souffrira pas (ou seulement par accident) des excès, ou de son caractère, ou de mauvaises habitudes, du ressentiment, etc. Mais paradoxalement, parce qu’il est juste, parce qu’il aime la volonté de Dieu, il connaîtra des épreuves que les incroyants ne connaissent pas.
La vraie question est celle-ci : Voulons-nous avancer dans la connaissance de Dieu ? Devenir dépendant, devenir obéissant, devenir confiant en Dieu est tellement contraire à notre nature ! Cela s’apprend souvent par le brisement. Vous imaginez un monde sans épreuves ? Il serait mille fois pire que celui-ci. Il y a deux écoles pour apprendre : la prière et l’épreuve. Et les deux se rejoignent.
Alors, on pourrait poser la question encore comme ceci : Où nous sommes-nous arrêtés dans notre croissance avec le Seigneur ? Désirons-nous aller plus loin ou sommes-nous bien comme nous sommes ? Plus personnellement, quelle est la leçon que le Seigneur désire m’enseigner maintenant ? L’apôtre Jacques écrit : “Quelqu’un parmi vous est-il affligé, qu’il prie” (Jac. 5. 13). Par la prière, il se met à l’écoute de ce que Dieu veut lui dire. Pas seulement pour être soulagé, mais aussi pour apprendre, pour avancer, pour grandir.
C’est pourquoi, dans la foi, nous disons : “Goûtez et voyez que l’Éternel est bon ! Bienheureux l’homme qui se confie en lui !” (Ps. 34. 8).
Source (Plaire au Seigneur)