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Les moqueurs d'aujourd'hui (1)

“Aux derniers jours viendront des moqueurs qui se livreront, au gré de leurs désirs, à la moquerie, et diront : Où est la promesse de sa venue ?” Lire 2 Pierre 3. 3-6

“À la fin du temps, il y aura des moqueurs marchant selon leurs propres convoitises d’impiété.” Jude 18

 

Dès le livre de la Genèse, des moqueurs tournent en dérision la parole de Dieu (Gen. 19. 14) ; les livres de Job, des Psaumes et des Proverbes abondent en enseignements à leur sujet. En revanche, les moqueurs ne sont cités nommément que deux fois dans le N.T. et, chaque fois, ils sont présentés comme une caractéristique “des derniers jours”.

C’est dans ce cadre que l’apôtre Pierre s’attache à mettre en évidence l’origine et la nature de leur ironie sarcastique résumée par “Où est la promesse de sa venue ?” Ce que Pierre dénonce est particulièrement grave. Les moqueurs connaissent l’œuvre de Dieu en ce qui concerne la création et le déluge (Ps. 33. 6 ; Gen. 7. 6-10). Il y a cependant une volonté délibérée de leur part d’ignorer ces deux faits, décrits précisément dans la Parole ; ils veulent en fait se soustraire à la souveraineté de Dieu sur la création, les éléments et les humains ; elle est irréfutable, pourtant elle leur est insupportable et ils la renient. Distincts des faux docteurs cités dans le deuxième chapitre de cette épître, ces moqueurs n’en sont pas moins des incroyants délibérés. Leur ironie n’est en aucun cas assimilable à quelque plaisanterie ou trait d’esprit anodin. C’est en fait une véritable attaque contre Dieu, car ces railleries tentent d’instiller des doutes dans l’esprit des croyants sur les déclarations formelles du Seigneur au sujet de son retour et sur les enseignements apostoliques sur le même sujet. C’est vouloir saper la foi chrétienne.

La foi de Pierre a été affermie par la vision de la transfiguration du Seigneur (2 Pi. 1. 16-21) ; il sait donc trouver les arguments, non seulement pour réduire à néant ces présomptions (mille ans sont comme un jour pour le Seigneur, 2 Pi. 3. 8), mais aussi pour hâter le retour du Seigneur par la sainte conduite et la piété des chrétiens (v. 11, 12).

Aujourd’hui encore, ne sous-estimons pas les moqueurs, ils sont pernicieux. Répondons-leur plutôt par une foi inébranlable, une piété et un témoignage à la gloire de Jésus qui affirme et réitère : “Voici, je viens bientôt” (Apoc. 3. 11 ; 22. 7, 12, 20) et proclamons-le !

Source (Plaire au Seigneur)

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