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Les promesses de Dieu à son peuple

[L’Éternel] fit sortir [Abram] dehors, et dit : Regarde vers les cieux, et compte les étoiles, si tu peux les compter. Et il lui dit : Ainsi sera ta descendance. Et il crut l’Éternel… l’Éternel fit une alliance avec Abram, disant : Je donne ce pays à ta descendance.” Genèse 15. 5-18

“Maintenant… si vous gardez mon alliance… vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte.” Exode 19. 5, 6 (version Segond)

 

Dieu aime ce peuple dont il annonce la création, et la voix qu’il fait entendre à Abram a une telle puissance qu’elle fait naître en lui une certitude. Abram croit Dieu sur parole, même si Sara et lui-même ne sont plus en âge de procréer. À deux reprises déjà, Dieu avait promis à Abram une nombreuse descendance et la possession du pays de Canaan (Gen. 12. 2, 7 ; 13. 14-16). Ces deux promesses, Dieu les renouvelle en changeant son nom en Abraham (père d’une multitude) et les garantit par une alliance sans conditions (Gen. 17. 5).

Mais cette promesse sans condition faite à Abraham n’enlève en rien la responsabilité humaine (second passage du jour). Sortis d’Égypte comme le peuple de l’Éternel, les fils d’Israël arrivent au Sinaï où Dieu se révèle à eux dans sa majesté et sa souveraineté. Ils s’engagent d’une seule voix à obéir à toutes les paroles de l’Éternel : “Tout ce que l’Éternel a dit, nous le ferons” (Ex. 19. 8). C’est dire que la bénédiction divine va dépendre de leur obéissance à Dieu ! Par conséquent, leurs infidélités entraîneront des jugements que Dieu, l’initiateur de l’alliance, annonce dans le livre du Deutéronome. Ces malédictions toucheront les hommes et le pays lui-même : l’histoire a largement confirmé cela. Le long exil annoncé en est un exemple frappant par sa douloureuse réalité encore aujourd’hui. “L’Éternel te dispersera parmi tous les peuples d’un bout de la terre jusqu’à l’autre bout de la terre… Et parmi ces nations tu n’auras pas de tranquillité…” (Deut. 28. 64, 65).

La survie du peuple juif au cours de cette longue diaspora est la « résultante » de cette double bénédiction, inconditionnelle envers Abraham et conditionnelle envers Israël. Ce peuple a encore un rôle à jouer comme nation et la providence de Dieu a permis qu’il garde son identité même en traversant les jugements annoncés. Si les hommes, aujourd’hui, s’étonnent du sionisme, c’est qu’ils ignorent la Parole de Dieu : “Mon conseil s’accomplira… Mon salut ne tardera pas ; et je mets en Sion le salut, et sur Israël ma gloire” (Es. 46. 10-13).

Source (Plaire au Seigneur)

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