“Il y a… un temps de se taire, et un temps de parler.” Ecclésiaste 3. 7
Les paroles de Jésus pendant les trois ans et demi de son ministère sont nombreuses. Paroles de grâce et de puissance, paroles qui sont esprit et vie, véritablement “paroles de Dieu” (Jean 3. 34 ; 8. 47). Les silences de Jésus en sont d’autant plus impressionnants ! L’Esprit de Dieu les signale spécialement lors de son procès. Ce n’est pas qu’il ne dira rien d’un bout à l’autre, mais, à certains moments, il gardera le silence.
Amené d’abord devant Anne et son gendre Caïphe, le souverain sacrificateur, Jésus rend témoignage : “Moi, j’ai ouvertement parlé au monde” (Jean 18. 20). Lors de sa première comparution devant Pilate, il rend encore témoignage à la vérité : “Mon royaume n’est pas de ce monde” (Jean 18. 36).
Puis les principaux sacrificateurs, les anciens et le sanhédrin produisent de faux témoins, le souverain sacrificateur se lève et dit à Jésus : “Ne réponds-tu rien au sujet des accusations qu’ils portent contre toi ?”, Jésus garde alors le silence (Matt. 26. 63).
Devant Pilate, les principaux sacrificateurs et les anciens continuent de l’accuser. Alors Pilate l’interroge : “N’entends-tu pas tous ces témoignages qu’ils portent contre toi ? Mais [Jésus] ne lui répondit pas même un seul mot” (Matt. 27. 13, 14).
Pilate renvoie Jésus à Hérode qui l’interroge longuement, “mais Jésus ne répondit rien” (Luc 23. 6-10).
Ramené devant Pilate, Jésus est accusé par les Juifs de se prétendre Fils de Dieu. Pilate lui demande : “D’où es-tu ? Mais Jésus ne lui donna pas de réponse” (Jean 19. 9). À Pilate de se prononcer sur la question : Jésus est-il le Fils de Dieu ou non ? Aujourd’hui encore, chacun doit répondre à cette question ! L’instant d’après, par contre, Jésus parle pour ne pas laisser croire à Pilate que celui-ci a la maîtrise des événements.
Quelle humilité dans les silences de Jésus ! Le Créateur accepte d’être la “brebis muette” (Es. 53. 7), d’être “comme un muet… comme un homme dans la bouche duquel il n’y a pas de réplique” (Ps. 38. 13, 14).
Quelle sagesse aussi dans ses silences ! Le temps de témoigner était passé, “le temps de se taire” était venu.
Ayons aussi cette sagesse de discerner les temps de nous taire et les temps de parler !
Source (Plaire au Seigneur)