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Mains ouvertes

“Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa l’esclave du souverain sacrificateur et lui coupa l’oreille droite… Mais Jésus dit à Pierre : Remets l’épée dans le fourreau : la coupe que le Père m’a donnée, ne la boirai-je pas ?” Jean 18. 10

 

Une troupe armée et hostile fait irruption dans le jardin paisible, troublant la nuit par ses lanternes et ses flambeaux. Mais elle ne perturbe pas le calme profond de Jésus.

Il dit aux hommes venus l’arrêter : “C’est moi” (litt. « Moi, Je suis »). Il affirme ainsi son existence éternelle, fait rayonner une telle puissance qu’ils reculent et tombent à terre. Étendant ses mains pour désigner ses disciples, il déploie son amour souverain en disant : “Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci” (v. 8).

Cette plénitude de puissance et d’amour est en contraste total avec l’attitude impulsive et violente de Pierre.

Tout au long de son ministère, le Seigneur avait ouvert ses mains pour bénir ceux qui l’approchaient ; maintenant, il va les ouvrir encore, mais cette fois pour les laisser clouer sur la croix afin d’offrir aux hommes une bénédiction éternelle. Pierre, au contraire, avec la prétention de défendre le Seigneur, ferme la main sur son épée avec laquelle, maladroitement, il commet presque un crime propre à déclencher une riposte violente.

C’est une leçon pour nous : si le Seigneur réprouve l’acte de Pierre envers un non converti, à plus forte raison il désire que nous nous abstenions de montrer un esprit de supériorité et de dureté envers un frère ou une sœur en Christ dont la conduite nous paraît opposée à la pensée de Dieu. Si, au lieu de nous approcher les mains ouvertes pour l’accueillir et lui apporter la parole qui “communique la grâce” (Eph. 4. 29), nous serrons les poings pour lui assener quelques « vérités », nous lui infligeons des blessures qui ne guériront peut-être jamais. N’oublions pas que ce que nous faisons à l’un de ces petits, nous le faisons à Christ qui est son frère (Matt. 25. 40).

Certes, nous ne devons pas nous associer au mal ni l’encourager par une attitude ambiguë envers quelqu’un qui le pratique. Mais l’amour fraternel, l’humilité et le sentiment de la grâce dont nous bénéficions nous conduiront à “surmonter le mal par le bien” (Rom. 12. 21). En faisant cela, nous imitons le Seigneur, pour sa joie et pour l’encouragement des siens.

Source (Plaire au Seigneur)

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