“Il arriva, par la suite, qu’il traversait villes et villages, prêchant et annonçant le royaume de Dieu ; les douze étaient avec lui, et aussi quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits malins et d’infirmités : Marie, qu’on appelait Magdeleine, dont étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Chuzas, intendant d’Hérode, Suzanne, et plusieurs autres qui l’assistaient de leurs biens.” Luc 8. 1-3
Dès le début de son ministère, le Seigneur a délivré plusieurs femmes de possessions démoniaques ou d’infirmités. L’une d’elles, Marie Magdeleine (ou de Magdala), avait été libérée de sept démons. À la suite de cette délivrance, Jésus était devenu tout pour Marie. Avec d’autres femmes, elle suivait le Seigneur et ses disciples et l’assistait de ses biens. C’était son témoignage de reconnaissance envers Jésus, celui sans doute qui était à sa portée.
On retrouve Marie devant la tombe vide le jour de la résurrection. Jésus vient à sa rencontre et la charge d’une grande mission : “Va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu” (Jean 20. 17). Cet honneur que le Ressuscité lui confère montre combien il apprécie l’amour actif de ses rachetés.
Comme Marie, Jeanne (femme de l’administrateur des biens d’Hérode Antipas, gouverneur de la Galilée et de la Pérée), sera témoin de la mise au tombeau et de la résurrection de Jésus. L’influence de Jésus avait pénétré dans le petit village de Magdala en Galilée comme dans les hautes sphères du pouvoir.
On ne sait rien de Suzanne, ni des autres femmes qui assistaient le Seigneur, mais un jour tout sera mis en lumière (1 Tim. 5. 25).
Ces femmes étaient très attachées à l’humble Galiléen qui les avait délivrées ; elles l'ont suivi et servi fidèlement durant tout son ministère. Leur rôle a surpassé de loin leur place dans la société de l’époque (les rabbins avaient peu d’estime pour les femmes et refusaient de les instruire).
Jésus s’est volontairement rendu dépendant des autres pour sa subsistance et celle de ses disciples. Et cela en acceptant l’aide de personnes aussi diverses que Marie, au sombre passé, et Jeanne, une dame de la cour.
Notons bien que l’évangéliste Luc rappelle d’abord ce que Jésus a fait pour ces femmes, ensuite ce qu’elles ont fait pour lui. Modèle à suivre !
Source (Plaire au Seigneur)