“Moi, je suis le bon berger : je connais les miens, et je suis connu des miens, comme le Père me connaît et moi je connais le Père ; et je laisse ma vie pour les brebis.” Jean 10. 14, 15
C’est principalement à des pharisiens, désorientés par la guérison de l’aveugle-né, que le Seigneur se présente comme le berger, le bon berger. Il met l’accent sur la différence entre lui et eux, des bergers qui dominent sur le troupeau pour se nourrir aux dépens des brebis.
Sans aucun doute, il fait allusion à une prophétie d’Ézéchiel qui dénonce les mauvais bergers d’Israël et prédit leur remplacement par un vrai berger qui est l’Éternel lui-même (Ezé. 34). Les pharisiens sont obligés de comprendre que Jésus se présente comme ce berger annoncé par un prophète qu’ils connaissent bien.
Mais le Seigneur ne s’adresse pas qu’à ses contradicteurs, il parle également à la foule qui l’entoure et à ses disciples qui le suivent, tous des Juifs qui attendent le berger d’Israël déjà annoncé par Jacob (Gen. 49. 25). Il leur déclare que ceux qui croient en lui, Juifs ou non-Juifs, seront après sa résurrection un seul troupeau.
À nous aussi, aujourd’hui, Jésus se présente comme le bon berger qui nous a amenés dans son troupeau. Nous le connaissons comme celui qui a donné sa vie pour nous. Nous nous réjouissons parce qu’il nous connaît chacun par notre nom, c’est-à-dire dans tous les aspects de notre être : notre origine, nos faiblesses, nos possibilités, nos sentiments et nos aspirations. Pour montrer quelle est la profondeur de cette connaissance, Jésus la compare avec la connaissance réciproque qui existe entre son Père et lui : c’est une connaissance parfaite.
Qu’attendons-nous d’un berger ? des soins, de la nourriture, de l’affection, mais aussi et surtout la sécurité. Une brebis ne dispose d’aucune arme pour se défendre et elle ne sait même pas courir pour se sauver. C’est pourquoi le Seigneur termine cet enseignement en nous donnant l’assurance que ses brebis ne périront jamais et que personne ne les arrachera de sa main. Sécurité supplémentaire : elles sont couvertes par la main du Père qui est plus grand que tous.
Source (Plaire au Seigneur)