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"Moi, je suis le pain vivant"

“Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel ; si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; or le pain que moi je donnerai, c’est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde.” Jean 6. 51

 

Dans la première partie de son discours (jusqu’au verset 40), Jésus parle aux foules de Galilée pour les convaincre qu’il est lui-même, mieux que la manne du temps de Moïse, le pain que Dieu donne pour que les hommes vivent par lui.

Mais les Juifs de Judée qui se trouvaient là, peut-être des religieux, discutent avec lui à l’intérieur de la synagogue de Capernaüm. Ils “murmuraient contre lui” (v. 41), comme les Israélites d’autrefois quand ils qualifiaient la manne de “pain misérable” (Nom. 21. 5), méprisant ce don de Dieu.

Jésus insiste donc maintenant sur la responsabilité de chacun : il ne suffit pas de l’entendre déclarer qu’il est le pain de vie ; il faut également le « manger » (v. 51), c’est-à-dire se l’approprier dans une décision personnelle de foi. Le pain qui donne la vie éternelle à celui qui le mange, “c’est ma chair”, déclare le Seigneur symboliquement. Lui, Jésus, le Fils de Dieu, est descendu du ciel pour être le Fils de l’homme qui va donner sa vie pour la vie du monde. Il faut qu’il s’offre en sacrifice pour que sa chair devienne une nourriture vivifiante.

Jésus distingue deux aspects différents dans cette action de s’approprier sa personne :

– D’abord, le pécheur est invité à manger sa chair et à boire son sang une fois pour toutes pour recevoir la vie (v. 53, 54). Il s’approprie ainsi la mort de Christ (le sang séparé de la chair, c’est la mort) pour être ressuscité avec lui et connaître une vie qui n’aura jamais de fin.

– Ensuite, le croyant est appelé à se nourrir de Christ d’une manière continue, chaque jour de sa vie (v. 55, 56), en considérant ce qu’il a été, ce qu’il a fait et ce qu’il est maintenant.

C’est ainsi seulement que le chrétien se maintient en communion avec son Sauveur. Il demeure en Christ et Christ en lui. Jésus est le centre de sa vie, inspirant ses pensées, ses affections, sa volonté, tous les motifs de sa conduite. Aucune relation ne peut être plus étroite ou plus intime : quand nous absorbons un aliment, il pénètre en nous jusqu’à devenir partie de nous-mêmes !

Source (Plaire au Seigneur)

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