“Pourquoi es-tu abattue, mon âme, et es-tu agitée au-dedans de moi ? Attends-toi à Dieu ; car je le célébrerai encore : sa face est mon salut.” Psaume 42. 5
La vie sur la terre, même celle de l’enfant de Dieu, n’est pas un long fleuve tranquille ! Nous passons tous par des moments difficiles, des souffrances physiques, morales ou psychologiques dues aux difficultés de notre parcours. Nous voyons autour de nous certains de nos semblables à qui tout semble sourire, ils ne paraissent connaître aucun problème ; mais est-ce bien certain ? Peut-être ont-ils des peines cachées, des souffrances connues de Dieu seul ? Nous voyons aussi autour de nous des personnes qui traversent des épreuves très douloureuses ! Alors arrêtons de faire preuve d’égocentrisme et de tout rapporter à nous-mêmes ; arrêtons de nous apitoyer sur nous-mêmes ; ce n’est pas ce que désire Dieu !
L’apitoiement sur soi-même est un gouffre sans fond ; si nous tombons dedans, nous risquons fort de nous y enfoncer de plus en plus et de prendre le chemin de la dépression !
Nous avons un espoir, levons la tête pour voir la lumière divine se manifester et nous éclairer ! Même si cette lumière semble faible de là où nous nous trouvons, au fond du gouffre, ses rayons d’espoir peuvent nous atteindre à n’importe quelle profondeur. Nous pouvons alors dire comme David : “J’ai attendu patiemment l’Éternel ; et il s’est penché vers moi, et a entendu mon cri. Il m’a fait monter hors du puits de la destruction, hors du bourbier fangeux ; et il a mis mes pieds sur un roc, il a établi mes pas” (Ps. 40. 1, 2).
Crier à Dieu et nous concentrer sur lui dans une démarche de confiance nous permet de nous dégager de cet abîme de désespoir, de tendre la main pour attraper la sienne ; il veut nous tirer hors des ténèbres pour nous introduire dans sa pleine lumière. Son désir est de répondre à ceux qui se confient en lui : “Le plaisir de l’Éternel est en ceux qui le craignent, en ceux qui s’attendent à sa bonté” (Ps. 147. 11).
Mon Dieu, donne-moi de ne pas m’apitoyer sur moi-même mais de te rechercher en toutes circonstances ; tu ne fais jamais défaut et ta main reste toujours tendue vers moi ! Donne-moi, en revanche, d’être sensible aux souffrances des autres et de leur porter secours avec mes faibles moyens.
Source (Plaire au Seigneur)