“Vous tous qui avez été baptisés pour Christ, vous avez revêtu Christ : … il n’y a plus ni homme ni femme : car vous êtes un dans le Christ Jésus.” Galates 3. 27, 28
Certains chrétiens s’imaginent que, puisqu’en Christ “il n’y a plus ni homme ni femme”, les différences entre les sexes seraient bel et bien abolies dans l’Église. Or Paul montre qu’il n’en est rien. L’ordre instauré par Dieu dès la création demeure ; la vocation de l’homme et celle de la femme ne sont pas interchangeables.
Aux hommes de l’église de Corinthe, Paul dit : “Comportez-vous en hommes” (16. 13), rappelant qu’il leur revient de démontrer la parfaite compatibilité de la fermeté et de l’amour, à l’image de Christ.
Quant aux femmes, leur attitude spécifique est décrite à plusieurs reprises (1 Cor. 11 ; 1 Tim. 2 ; 1 Pi. 3) ; elle reflète la position de l’Église par rapport au Seigneur.
L’esprit de sacrifice qui marque normalement l’attitude des maris (on pourrait ajouter : et des hommes chrétiens d’une manière générale) prêche à tous, chrétiens et non chrétiens, la manière avec laquelle le Seigneur a aimé son Église et s’est livré pour la sauver.
L’esprit de soumission qui marque normalement l’attitude des épouses (on pourrait dire : des chrétiennes) prêche à tous la manière avec laquelle l’Église (hommes et femmes !) répond à cet amour du Seigneur par une soumission paisible et confiante.
Dans les deux cas il y a un don de soi, dans la foi.
Il est certes souhaitable que les femmes puissent trouver un conjoint ; mais jamais les femmes ne devraient être regardées comme des êtres mineurs (Prov. 31). Elles ne sont pas moins que les hommes des membres du corps de Christ ; Dieu peut révéler sa pensée par la bouche ou par les gestes d’une femme autant que par ceux d’un homme. Dans le couple comme dans l’Église, l’homme et la femme sont en aide l’un pour l’autre. Au fait, qui est le plus fort : celui qui aide ou celui qui est aidé ?
Ayons du discernement pour comprendre la mesure d’égalité et la mesure de différence entre les sœurs et les frères ; cela permettra de développer des relations et collaborations plus justes, plus efficaces, plus épanouies. Et cela tant dans le cadre de l’église que celui de la maison.
Source (Plaire au Seigneur)