“Il vous faut être nés de nouveau.” Jean 3. 7
“Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité.” Jean 4. 24
Dans les chapitres 3 et 4 de l’Évangile selon Jean, Jésus rencontre deux personnes socialement très différentes.
D’abord, Nicodème, un chef des Juifs, pharisien membre du sanhédrin, vient à Jésus de nuit, peut-être pour ne pas compromettre sa réputation. Il croit aux miracles, à la résurrection des morts, aux Écritures, et il attend le Messie qui viendrait pour régner sur le trône de David. Il incarne ce qu’il y a de plus respectable dans la société juive.
La démarche de Nicodème est celle de quelqu’un qui cherche la vérité et ne se cantonne pas dans ce qu’il connaît déjà, ni dans la sécurisante opinion de tout le monde. Avant même que Nicodème ne pose une question, Jésus lui révèle la nécessité de naître de nouveau. Son appartenance au peuple élu ne dispense pas Nicodème de cette opération divine dans l’âme : naître de nouveau. Connaissant l’Écriture, il aurait dû le savoir, car l’Éternel avait dit par l’un de ses prophètes : “Je vous donnerai un cœur nouveau… et je mettrai mon Esprit au-dedans de vous” (Ezé 36. 26, 27). Être né dans une famille chrétienne est un privilège, mais cela ne nous dispense pas davantage de la nouvelle naissance.
Ensuite, Jésus rencontre une femme samaritaine au bord d’un puits ; sa vie a été désordonnée mais elle a des besoins spirituels. Elle vient puiser de l’eau à une heure où elle peut espérer ne rencontrer personne. Mais Jésus est là. Tout en connaissant parfaitement sa situation, il établit le contact en disant : “Donne-moi à boire”, car les disciples sont partis acheter des vivres sans lui laisser la cruche qui accompagnait tout voyageur. Mais c’est elle qui reçoit l’eau vive qui peut étancher définitivement la soif de son âme. À cette femme qui reconnaît en lui le Messie, Jésus révèle que le Père cherche des adorateurs.
Chose surprenante et même paradoxale pour nous ! Jésus parle de la nouvelle naissance à un docteur de la Loi et de l’adoration rendue au Père à une femme samaritaine qui appartient à un peuple au culte corrompu !
Toutefois, l’un et l’autre devaient naître de nouveau pour posséder cet Esprit par lequel ils pourraient répondre au souhait profond de Dieu, savoir : être adoré en esprit et en vérité. “Le Père en cherche de tels qui l’adorent” et il n’est pas nécessaire d’être né de nouveau depuis longtemps pour répondre à son désir.
Source (Plaire au Seigneur)