“Je n’ai pas parlé de par moi-même ; mais celui qui m’a envoyé, le Père, m’a commandé lui-même ce que je devais dire et comment j’avais à parler… Donc ce que moi je dis, je le dis comme le Père me l’a dit.” Lire Jean 12. 44-50
Le Seigneur vient de terminer son ministère public (Jean 12. 36). Dans le bref paragraphe dont sont tirés les deux versets cités, il résume les fondements de son service : sa subordination au Père et sa parfaite identification à Celui qui l’avait envoyé. Sa nature divine fut mise en évidence par chacun de ses actes et chacune de ses paroles. Révélé dans l’évangile selon Jean comme le Verbe, il est l’auteur de tout ce qui fut créé (1. 3), devenu chair (= homme sur la terre) afin de faire connaître le “seul vrai Dieu” qui est la vie éternelle (1. 18 ; 17. 3) ; chacune de ses paroles revêtait un caractère à la fois divin et humain.
Jésus seul a pu affirmer : “Je le connais (le Père) et je garde sa parole” (8. 55) ; “je ne fais rien de moi-même, mais je parle selon que le Père m’a enseigné” (8. 28). Sa communion avec Dieu étant parfaitement intime, ses paroles sont fidèlement conformes à la volonté du Père : “Je le dis, comme le Père me l’a dit” (12. 50). En conclusion, ses paroles sont celles mêmes du Père et certains ont dû le reconnaître : “Jamais homme n’a parlé comme cet homme” (7. 46).
Il en découle qu’altérer les paroles du Fils de Dieu, les mettre en doute, les rejeter ou les assimiler à celles d’un homme est un outrage envers lui mais aussi envers Dieu. C’est donc par cette parole que l’incroyant sera “jugé au dernier jour” (12. 48). En revanche, pour le chrétien qui les reçoit comme l’absolue vérité (17. 17) et avec révérence (17. 8), elles sont une source inépuisable de vie et de bénédictions.
Avec une entière certitude, le croyant peut faire sienne la déclaration de Pierre : “Seigneur, auprès de qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ; et nous, nous croyons et nous savons que toi, tu es le Saint de Dieu” (6. 68, 69).
Source (Plaire au Seigneur)