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Quand un juste crie

“Les justes crient, et l’Éternel entend, et il les délivre de toutes leurs détresses.” Psaume 34. 17

 

Le psaume 34 commence pourtant par un verset qui parle de louange et non de détresse : “Magnifiez l’Éternel avec moi, et exaltons ensemble son nom” (v. 3). L’auteur (David) confie juste après : “J’ai cherché l’Éternel ; et il m’a répondu, et m’a délivré de toutes mes frayeurs” (v. 4).

De toutes mes frayeurs” : cela comprend les moments d’inconfort, et peut-être parfois de grand inconfort. Ils peuvent arriver n’importe quand et à n’importe qui. “Quand un malheureux crie, l’Éternel entend, et il le sauve de toutes ses détresses” (v. 6, NEG).

Qui est le juste, ici ? Le contexte des Psaumes permet de dire qu’il s’agit de quelqu’un qui aime et pratique la volonté de Dieu, et qui se confie en Dieu. Il se confie en Dieu… et pourtant il est dans la détresse. Nous lisons un peu plus loin : “Les maux du juste sont en grand nombre”. Alors il crie. Pourquoi crie-t-il ? Parce que Dieu est sourd ? Non ! Mais parce que sa grande souffrance l’empêche de se concentrer et de trouver les mots pour prier ; il peut juste crier pour exprimer sa souffrance et appeler à l’aide. « Seigneur tout-puissant, si tu n’agis pas, je suis perdu ! ». Nous qui avons été rendus justes par Jésus Christ, nous reconnaissons-nous ici ? N’est-il pas utile de savoir que de tels moments peuvent survenir dans la vie de ceux qui aiment le Seigneur et qui se confient en Lui ? Beaucoup de serviteurs de Dieu en ont fait l’expérience.

Jésus lui-même a crié, et pourtant, il était sans péché. “Durant les jours de sa chair”, il a présenté, “avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort” (Héb. 5. 7). Pour accomplir notre salut, il avait revêtu une condition semblable à la nôtre. Et il s’est rendu dépendant. Il a appris l’obéissance, oui ! lui, Jésus !

Crier, c’est perdre toute illusion sur soi, toute fierté. C’est mourir, en un sens. C’est déjà le cri de la conversion, un cri qui va jalonner notre marche avec le Seigneur ; et qui précède la louange. Mais on ne loue pas Dieu seulement quand tout va bien. On le loue, car il est juste et bon en tout temps, qu’on le voie ou pas. Le croyons-nous ?

Source (Plaire au Seigneur)

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