“Pierre se retourne et voit suivre le disciple que Jésus aimait, celui qui, durant le souper, s’était penché sur sa poitrine et avait dit : Seigneur, quel est celui qui te livrera ? Pierre, le voyant, dit à Jésus : Seigneur, et celui-ci, que lui arrivera-t-il ? Jésus lui dit : Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ?” Jean 21. 20-22
Quand nous lisons l’Écriture, notre curiosité est parfois éveillée par l’apparent manque de détails sur un événement ou des personnes. Des questions surgissent spontanément dans notre esprit mais restent sans réponse. Et alors ?
Que sont devenus les apôtres de Jésus dont nous ne connaissons que le nom, comme Thaddée ou Simon le Cananéen ?
• Que faisait Nathanaël sous son figuier avant qu’il rencontre Jésus ?
• Quel était le libellé de l’écriteau sur la croix des deux brigands ?
• Qu’a dit Jésus à Pierre le jour de la résurrection ?
• Qu’est-ce qui inspirait le dégoût des Galates en face de Paul ?
• Quelle était la nature de son écharde qui le faisait tant souffrir ?
On peut multiplier les questions…
Plusieurs jours après sa résurrection, Jésus se manifeste à sept disciples qui reviennent d’une nuit de pêche sans avoir rien pris : Pierre, Thomas, Nathanaël, Jacques et Jean (les fils de Zébédée), et deux autres dont les noms ne sont pas indiqués.
Après un entretien poignant avec Pierre, Jésus lui confie un service, lui indique de quel mort il glorifierait Dieu et conclut par ces mots : “Suis-moi”. Dans le verset du jour, Jean (“le disciple que Jésus aimait”), qui n’est jamais loin du Seigneur, nous rapporte la suite. Jésus commence à s’éloigner et Pierre le suit. Pierre se retourne et voit Jean aussi suivre Jésus. Par curiosité, non par jalousie, Pierre désire savoir ce qui arrivera à son ami. En fait, il voudrait connaître quelle sera la fin de Jean. Comme Pierre, nous sommes plus sensibles aux événements qu’aux devoirs.
Il y a des circonstances qui ne peuvent et ne doivent pas être décrites. Elles relèvent du domaine intime entre un croyant et son Sauveur et Seigneur.
Si des détails sont omis, c’est bien pour permettre toute application dans nos propres circonstances.
Source (Plaire au Seigneur)