“Prends garde et sois tranquille ; ne crains point et que ton cœur ne défaille pas devant ces deux bouts de tisons fumants, devant l’ardeur de la colère de Retsin et de la Syrie, et du fils de Remalia… Le Seigneur, lui, vous donnera un signe : Voici, la vierge concevra et elle enfantera un fils, et on appellera son nom Emmanuel.” Ésaïe 7. 4, 14
Retsin, roi de Syrie, et Pékakh, roi d’Israël (royaume du Nord), viennent faire la guerre à Achaz, roi de Juda. Malgré l’impiété de ce dernier, Dieu lui parle par le prophète Ésaïe. La grâce et la miséricorde divines caractérisent les paroles qui lui sont adressées (versets du jour). Mais la peur et l’incrédulité d’Achaz l’empêchent de saisir la main que Dieu lui tend. Il préfère chercher du secours auprès de Tiglath-Piléser, roi d’Assyrie (2 Rois 16. 7, 8).
Dieu lui parle de nouveau. Pour l’assurer de l’accomplissement de ses promesses, l’Éternel lui propose un signe : “Demande pour toi un signe de la part de l’Éternel, ton Dieu” (Es. 7. 11). Le roi refuse (v. 12) et sa réponse ne manifeste qu’une profonde incrédulité et une grande hypocrisie ; il avait déjà décidé de recourir à l’aide militaire des Assyriens !
Quel dommage, Achaz ! On était à cette période de l’histoire du monde où Dieu précisait, par les prophètes comme Ésaïe, ses pensées et ses promesses, mais toi, tu n’as pas voulu entendre !
Quel dommage Achaz ! Dieu voulait te donner un signe : “Voici, la vierge concevra et elle enfantera un fils”. C’était le signe de la fidélité de Dieu, lui qui dès le jardin d’Éden avait parlé de la descendance de la femme. Mais tu n’es pas de cette lignée de la foi “qui attend” (Es. 18. 2) et qui sait que Dieu peut tout.
Quel dommage, Achaz ! Dieu avait pour toi une parole mystérieuse, mais merveilleuse : “Emmanuel”, Dieu avec nous, Dieu avec les hommes ! A-t-on jamais entendu pareille promesse ! Des milliers de croyants juifs espéraient l’entendre, mais toi, tu n’avais pas la foi pour la recevoir. Tu es passé si près, Achaz, et tu ne l’as pas vue.
Mais Dieu est fidèle. Il accomplira sa promesse en dépit de l’incrédulité du roi et de son peuple. Dieu ne renonce pas à son plan : “Si nous sommes infidèles, lui demeure fidèle, car il ne peut pas se renier lui-même” (2 Tim. 2. 13). Il n’en est pas autrement aujourd’hui. Je peux compter sur sa fidélité immuable.
Source (Plaire au Seigneur)