“Les pères mangent du raisin vert, et les dents des fils en sont agacées.” Ézéchiel 18. 2
Quand il donne la Loi à Moïse, Dieu dit que les fautes des pères ont des répercussions sur leurs enfants (Ex. 20. 5). Huit cents ans après, les contemporains du prophète Ézéchiel accusent Dieu de les punir à cause du péché des générations précédentes, et non pas à cause des leurs. Dieu leur montre alors qu’il tient chacun pour responsable de ses actes (Ezé. 18. 10-18). Néanmoins, conformément au verset du jour, on constate souvent que les fautes des parents ont des conséquences sur leurs enfants.
Dans une famille, quand il y a de l’alcoolisme, de l’occultisme, du mensonge, du vol, on observe souvent ensuite les mêmes comportements chez les enfants. Prenons pour exemple le nombre de divorces : il a augmenté de manière importante dans les trente dernières années. Les divorces sont la conséquence de la mésentente entre les parents ; les enfants souffrent de ce mode de relation, mais ils en sont souvent imprégnés au point de le reproduire quand eux-mêmes deviennent parents.
Devenus adultes, ils ont du mal à se soustraire à la référence parentale qui est naturellement la plus forte : « ils ont vécu avant nous » ; la plus valable : « je leur ressemble ». Ce mimétisme peut être inconscient. On se surprend à vouloir ressembler à son père, à sa mère, dans ses réactions, dans ses goûts, et cette comparaison n’est pas pour déplaire. Quelquefois, le souvenir de l’être cher s’ancrera en nous par ce moyen, même si la ressemblance n’est pas flatteuse. De même, l’influence du milieu ambiant peut être déterminante.
Nous devons donc tous, en tant qu’enfants devenus adultes, porter un regard critique sur notre comportement, sur nos habitudes, sur notre personnalité, car ils peuvent être un frein à notre progrès spirituel.
De la même manière, en tant que parents, nous sommes appelés à progresser dans la vie spirituelle, non seulement pour nous-mêmes, mais pour ceux que Dieu nous confie, nos enfants et ceux qui sont placés sur notre chemin.
“On ne fera pas de tort” (Es. 65. 25). Cette prophétie d’Ésaïe annonce des temps futurs où il y aura un règne de justice et de paix. Elle est déjà aujourd’hui la volonté de Dieu pour chacun : un cœur nouveau, un esprit nouveau, référence absolue pour cultiver mon jardin spirituel et me guider dans ma vie, dans mes relations avec mes parents, dans l’éducation que je donne à mes enfants.
Source (Plaire au Seigneur)