“Celui qui veut aimer la vie et voir d’heureux jours, qu’il garde sa langue du mal, et ses lèvres de proférer la tromperie ; qu’il se détourne du mal et fasse le bien ; qu’il recherche la paix et qu’il la poursuive ; car les yeux du Seigneur sont sur les justes, et ses oreilles sont attentives à leurs supplications.” 1 Pierre 3. 10-12
« Quelle journée pourrie ! » se dit le vacancier randonneur, obligé de renoncer, du fait d’une pluie battante, à une excursion minutieusement préparée et tant attendue.
« Quelle journée pourrie ! » se dit l’employé à la fin d’une journée : il a raté un rendez-vous important à cause d’un gros bouchon et son patron lui a donné un dossier supplémentaire à traiter du fait de la défaillance d’un collègue.
« Quelle journée pourrie ! » se dit la mère de famille épuisée : les aînés ont passé leur temps à se disputer, le petit dernier n’a pas cessé de pleurer car sa fièvre résiste aux médicaments, son mari est retenu plus tard que prévu.
« Quelle journée pourrie » se dit la retraitée : elle a dû marcher longtemps pour aller à son rendez-vous médical faute de trouver une place de stationnement et elle a appris que son traitement pénible devait être prolongé.
Oui, la vie n’est pas toujours rose ! Et pourtant Pierre, dans le verset du jour, nous invite à l’ “aimer”. Les chrétiens auxquels il s’adresse vivaient des temps difficiles, marqués par les épreuves et même la persécution. Mais c’est à eux, et à nous après eux, que Pierre enjoint de ne pas désespérer de la vie, mais de poser un acte de volonté : voir le meilleur dans chaque situation, à l’opposé de l’attitude pessimiste du prédicateur désabusé : “J’ai haï la vie, parce que l’œuvre qui se fait sous le soleil m’a été à charge, car tout est vanité et poursuite du vent” (Ecc. 2. 17).
Nous pouvons décider soit de supporter la vie et de la considérer comme un fardeau, soit de jouir de la vie parce que nous savons que Dieu contrôle tout. Il ne s’agit pas d’une gymnastique psychologique irréaliste ou de déni de la réalité, mais d’une approche positive par la foi : un jour heureux pour le croyant n’est pas un jour où tout va sur des roulettes, mais un jour où il fait l’expérience de l’aide et de la bénédiction de Dieu au milieu des problèmes et des épreuves de la vie.
Source (Plaire au Seigneur)