“Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console à l’égard de toute notre affliction, afin que nous soyons capables de consoler ceux qui sont dans quelque affliction que ce soit, par la consolation dont nous sommes nous-mêmes consolés par Dieu.” 2 Corinthiens 1. 3, 4
Dieu se plaît à consoler chacun de ses enfants qui passe par la peine, qui connaît la douleur physique ou morale ; Dieu fait éprouver à chacun d’eux ses compassions. Quel croyant peut dire qu’il n’a pas fait des expériences merveilleuses avec Dieu dans les moments de peine ? Quel croyant peut dire qu’il n’a jamais éprouvé les consolations divines ? Si Dieu nous fait éprouver ses consolations, c’est pour que, à notre tour, nous puissions en manifester à ceux que nous côtoyons. Alors la question se pose : quels consolateurs sommes-nous ?
Jadis, Job avait perdu tous ses enfants en un seul jour, puis toute sa fortune (et elle était fort grande), puis enfin sa santé : “un ulcère malin depuis la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête” lui provoqua des douleurs physiques abominables (Job 2. 7). Apprenant cela, trois de ses amis viennent lui apporter des consolations ; “ils s’entendent ensemble pour venir le plaindre et le consoler” (Job 2. 11). Ils se concertent entre eux mais ne recherchent pas la pensée de Dieu. Au bout de sept jours et de sept nuits de présence silencieuse, “Job ouvrit sa bouche et maudit son jour” (Job 3. 1). Ils vont alors l’accabler de mille reproches. Il est coutume de dire, comme Job, qu’il s’agit là de “consolateurs fâcheux” (Job 16. 2).
Paul fait mention d’un certain Onésiphore : “il m’a souvent réconforté et n’a pas eu honte de mes chaînes ; mais, quand il a été à Rome, il m’a cherché soigneusement et il m’a trouvé” (2 Tim. 1. 16, 17). Ce chrétien humble et discret a souvent apporté des consolations au grand apôtre. Il avait fait un voyage périlleux jusqu’à Rome et avait dû chercher Paul diligemment dans cette grande ville inconnue. Quelle joie fut certainement celle de l’apôtre quand il a vu le visage du fidèle Onésiphore !
Alors quels consolateurs sommes-nous ? Comparables aux amis de Job ou à Onésiphore ?
Demandons à Dieu de nous donner d’être de vrais consolateurs et de ressentir nous-mêmes ce que Paul a exprimé ainsi : “Le Seigneur s’est tenu près de moi et m’a fortifié” (2 Tim. 4. 17).
Source (Plaire au Seigneur)