“Alors se levèrent… tous ceux dont Dieu avait réveillé l’esprit.” Esdras 1. 5
“Esther dit… à Mardochée : Va, rassemble tous les Juifs qui se trouvent à Suse, et jeûnez pour moi, et ne mangez ni ne buvez pendant trois jours, ni la nuit ni le jour, moi aussi et mes jeunes filles, nous jeûnerons de même.” Esther 4. 16
Ils avaient entendu l’appel de Cyrus roi de Perse : “Qui d’entre vous quel qu’il soit, est de son peuple — que son Dieu soit avec lui, et qu’il monte à Jérusalem, qui est en Juda, et qu’il bâtisse la maison de l’Éternel” (Esd. 1. 3).
Alors environ 40 000 Juifs se levèrent pour partir, “tous ceux dont Dieu avait réveillé l’esprit” (v. 5). Par leur décision ils marquent leur attachement au pays que Dieu avait donné à leurs ancêtres et plus encore à son Temple, la maison qu’il avait choisi d’établir à Jérusalem. Ils expérimenteront les soins et la protection du Dieu qu’ils ont écouté pendant leur long voyage et dans leurs travaux à Jérusalem. Dieu réveille et soutient son peuple.
Le livre d’Esther nous raconte comment, 60 ans après l’appel de Cyrus, l’épreuve de la foi atteint ceux qui sont restés dans le royaume perse. La vie des exilés juifs à Suse, la capitale, paraît paisible. Mais, c’est sans compter avec la haine tenace d’un ennemi ancestral de leur peuple : Haman l’Amalékite. Favori du roi, il obtient l’autorisation de détruire tous les Juifs du royaume.
Cette menace est une épreuve insidieuse, brutale et terrible — mais salutaire. Elle met en évidence les signes d’une vraie piété chez Mardochée qui discerne la pensée de Dieu : “Qui sait si ce n’est pas pour un temps comme celui-ci que tu es parvenue à la royauté ?”. Elle stimule la reine Esther, sa cousine, à s’engager de tout son être pour le salut de son peuple (Est. 4. 1, 15, 16). Avec courage elle réclame la prière des siens et déclare : “J’entrerai vers le roi… et si je péris, je périrai” (v. 16). La réponse du Dieu qui se cache (son nom n’est pas mentionné dans le livre d’Esther) ne se fera pas attendre et la foi réveillée sera ainsi fortifiée.
Le Seigneur Jésus ne dira-t-il pas : “Tout sarment [en moi] qui porte du fruit, [mon Père] le nettoie, afin qu’il porte plus de fruit” (Jean 15. 2) ?
Source (Plaire au Seigneur)