“Prenez donc patience, frères, jusqu’à la venue du Seigneur. Voici, le cultivateur attend le fruit précieux de la terre : il prend patience à son égard…”
“Ne murmurez pas les uns contre les autres, frères, afin que vous ne soyez pas jugés…”
“Un seul est législateur et juge… mais qui es-tu, toi qui juges ton prochain ?” Jacques 5. 7, 9 et 4. 12
Jacques aborde dans sa lettre de nombreux aspects de la vie quotidienne du chrétien : il nous exhorte ici à la patience. Elle trouve sa motivation dans l’attente de la venue du Seigneur. Pour l’expliquer, il prend l’exemple du laboureur qui pense à la récolte à venir. Il attend patiemment les conditions favorables qui permettront la levée de la semence. Sa patience n’a rien à voir avec la résignation ou la passivité. La comparaison avec le laboureur qui attend patiemment est encourageante, car elle souligne la réalité de notre espérance.
Pour autant, l’attente de cette espérance, quand elle dure, exerce notre foi ; elle pourrait nous inciter à nous plaindre. En effet, si nous traversons des difficultés, nous risquons de jalouser nos frères qui semblent avoir une vie facile et connaître seulement les bienfaits “des pluies de la première et de la dernière saison” (Jac 5. 7) ; nous risquons aussi de nous décourager, de nous épuiser, de perdre notre joie, de ne plus voir de motifs de reconnaissance. Jacques nous met donc en garde contre cette tendance si naturelle à juger les autres, à nous comparer à eux. À cet égard, il faut se souvenir que nous ignorons tout des pensées intimes qui animent notre prochain et des pensées de Dieu à son égard. Dieu connaît tout parfaitement et agit souverainement à l’égard de chacun de ses enfants.
L’apôtre Paul invite Timothée à s’engager dans le service après lui ; il nous propose aussi un comportement à adopter, source de paix : “Or la piété, avec le contentement, est un grand gain” (1 Tim. 6. 6). En clair, l’apôtre nous propose de vivre avec Jésus. Les circonstances parfois désagréables que nous rencontrons ne vont pas forcément disparaître ; mais en les vivant dans la proximité de notre Seigneur, nous les voyons autrement et nous pouvons alors goûter “la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence” (Phil. 4. 7). Cette sérénité étonne les hommes de ce monde quand ils l’observent chez un croyant qui traverse une grande épreuve. Et pour ce croyant, la paix qu’il éprouve demeure un mystère merveilleux.
Source (Plaire au Seigneur)