“C’est pour cela que je t’ai laissé en Crète, pour que tu mettes en bon ordre ce qui reste à régler…” Tite 1. 5
Tite en Crète
Vers 64 après J.-C., l’apôtre Paul quitte l’île de Crète pour retourner à Éphèse, avant de se rendre en Grèce. Il laisse Tite sur cette île pour achever de mettre en ordre les assemblées. La tâche n’est pas facile. La mauvaise réputation des Crétois, selon l’un de leurs propres poètes, était proverbiale (Tite 1. 12) ; un certain désordre s’était installé parmi les chrétiens, car on y trouvait “beaucoup d’insubordonnés vains discoureurs et séducteurs, surtout ceux de la circoncision” (c’est-à-dire les Juifs) (1. 10) ; ils enseignaient des “fables judaïques et des commandements d’hommes”.
Paul ne cache pas à Tite les difficultés qui l’attendent. Tite est averti, mais il a été bien préparé. Au cours des années, l’apôtre avait formé son fils spirituel (Tite 1. 4). Tite avait marché dans le même esprit et sur les mêmes traces que Paul (2 Cor. 12. 18) qui l’appelle son enfant (Tite 1. 4), son frère (2 Cor. 2. 13), puis le qualifie d’associé et de compagnon d’œuvre (8. 23). Il pouvait compter sur les prières de Paul.
Les deux missions de Tite à Corinthe l’avaient formé. Il avait aidé à mettre de l’ordre dans les affaires délicates de l’assemblée et à régler des abus. Il avait également été responsable de la collecte pour les pauvres de Jérusalem (2 Cor 8. 6, 16). Ces missions, que Paul lui avait confiées, avaient réclamé autant d’intelligence que de zèle et d’autorité morale. Mais l’autorité morale ne se délègue pas, elle était un résultat de sa conduite. C’est pourquoi Paul lui dit : “Exhorte les jeunes hommes à agir sagement, te montrant toi-même à tous égards un modèle de bonnes œuvres ; faisant preuve, dans l’enseignement, de pureté de doctrine, de gravité, de parole saine qu’on ne peut condamner, afin que celui qui s’oppose soit confus, n’ayant rien de mal à dire de nous” (Tite 2. 7, 8).
Peut-être vous trouvez-vous aussi dans une situation difficile en ce moment. Confiez-vous au Seigneur, il donnera une issue le moment venu. Les tensions et les souffrances spirituelles sont employées par le Seigneur pour former et faire mûrir ses serviteurs et ses servantes. Et les déceptions et les larmes aident souvent à mieux vivre comme enfants de Dieu. Et puis, les difficultés nous apprennent la patience, la persévérance et le support mutuel.
Source (Plaire au Seigneur)