Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Toi donc, que dis-tu ?

“Maître, cette femme a été surprise sur le fait même, commettant adultère. Or, dans la loi, Moïse nous a commandé de lapider de telles femmes. Toi donc, que dis-tu ? Ils disaient cela pour le mettre à l’épreuve, afin d’avoir un motif pour l’accuser.” Lire Jean 8. 1-11

 

Les scribes et les pharisiens sont qualifiés d’hypocrites six fois dans le seul chapitre 23 de l’évangile selon Matthieu. Ils ont en effet l’obsession de vouloir piéger le Seigneur, soit pour le disqualifier auprès du peuple, soit pour l’accuser devant le tribunal romain (Jean 18. 31). Ils échafaudent donc des énigmes en espérant que, quoi que Jésus réponde, il soit pris en défaut. Dans le cas présent, l’ambiguïté de leur question permet de supposer qu’ils spéculaient que le Seigneur leur conseillerait de faire grâce à la femme adultère. Dans ce cas, ils auraient eu beau jeu de l’accuser de transgresser la loi divine, ce qui l’aurait disqualifié pour se présenter comme le Messie. Si, au contraire, Jésus recommandait la lapidation, sa vocation de s’approcher en grâce des pécheurs et ses compassions seraient aussitôt dénoncées comme une hypocrisie qui le discréditerait auprès du peuple.

Le silence est donc d’abord la réponse indiquée dans un tel cas, d’autant plus qu’elle est accompagnée de cette curieuse attitude de Jésus d’écrire sur le sol, comme s’il était sourd à la demande des pharisiens. Un comportement aussi inattendu aurait aussi pu les amener à supposer que le Seigneur, ayant discerné leur perfidie, les jugeait indignes d’une réponse. Or, comme dans leur obstination, ils persistent à l’interroger, Jésus leur adresse cette magistrale réplique : “Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il jette le premier la pierre contre elle”. Ils se retirent un à un, la bouche fermée (Rom. 3. 19). Puis, Jésus offre sa grâce à la pécheresse convaincue de péché non sans l’engager formellement quant au futur : “Va, dorénavant ne pèche plus”.

En butte à la ruse perfide d’ennemis ne renonçant à aucun piège pour susciter contre lui l’hostilité du peuple juif et de l’occupant romain, le Seigneur révèle par sa sagesse et sa grâce une maîtrise totale de la situation. Ainsi il enseigne aux pharisiens que l’autorité de juger le pécheur n’appartient qu’à Lui seul ; il leur apprend ensuite — comme à nous — que sa priorité, en venant parmi eux, est de sauver de leurs péchés ces mêmes pécheurs, tels qu’une femme adultère (Rom. 2,1-3 ; 8.33, Jean 3. 17 ; 12. 47).

Source (Plaire au Seigneur)

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article