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Trois examens

“Ne portez aucun jugement avant le temps, jusqu’à ce que le Seigneur vienne, lui qui mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et manifestera les intentions des cœurs ; et alors, pour chacun, l’approbation viendra de Dieu.” 1 Corinthiens 4. 5

 

L’apôtre Paul demande aux croyants de Corinthe de ne pas porter de jugement hâtif sur son ministère, ni sur celui de Pierre ou d’Apollos. Ils ne sont que des serviteurs de Christ, chargés d’administrer “les mystères de Dieu”, c’est-à-dire ce qui était autrefois caché, mais qui est maintenant révélé aux apôtres.

Dans l’Antiquité, l’administrateur d’un bien était le plus souvent un esclave que son maître établissait sur les autres esclaves pour diriger leur travail et leur distribuer la nourriture. Entièrement dépendant de son maître, il n’avait aucun intérêt personnel dans ses affaires, mais il était responsable de leur gestion. Telle est la position que prend l’apôtre dans l’administration des mystères de Dieu : ceux à qui il les communique auront affaire à leur Maître et non à lui, raison de plus pour qu’ils l’écoutent avec attention. Et que demande avant tout le Maître à l’administrateur qui prend soin de ses biens ? C’est d’être fidèle ! Mais cette fidélité est difficile à estimer par un tiers. En particulier, personne n’est capable de se prononcer en toute connaissance de cause et en toute équité sur la fidélité de quelqu’un envers Dieu. Seul le Seigneur en est juge. Paul en fait la triple démonstration :

1. L’examen des hommes : Il importait peu à Paul qu’il soit jugé, examiné, évalué par autrui. Lui-même ne s’interrogeait pas (1 Cor. 4. 3). Il nous est impossible d’évaluer correctement notre propre action, car nous sommes enclins à faire pencher la balance en notre faveur !

2. L’examen de la conscience : Dieu nous a donné une conscience. Elle est comme le signal rouge qui s’allume dans une voiture lorsque le moteur chauffe trop ou qu’il manque d’huile. Paul sait que sa conscience ne lui reproche rien, mais son service n’est pas justifié pour autant (1 Cor. 4. 4). Seul le jugement du Seigneur est infaillible.

3. L’examen du Seigneur : Paul en vient maintenant au seul examen qui est important : celui du Seigneur. Quand il viendra, lui seul sera en mesure de juger les mobiles secrets des actions et de révéler leurs zones d’ombre. La seule approbation qui compte viendra alors de Dieu qui donnera, ou non, les récompenses !

Prudence donc, dans notre appréciation du service d’un chrétien !

Source (Plaire au Seigneur)

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