“Simon Pierre dit [aux autres disciples] : Je m’en vais pêcher. Ils lui disent : Nous allons aussi avec toi… mais cette nuit-là ils ne prirent rien. L’aube venant déjà, Jésus se tint sur le rivage ; toutefois, les disciples ne savaient pas que c’était Jésus… Ce fut la troisième fois, déjà, que Jésus fut manifesté aux disciples après avoir été ressuscité d’entre les morts.” Jean 21. 3, 4, 14
Cette rencontre suit celle de la chambre haute à Jérusalem où Jésus a rencontré ses disciples : “Les disciples furent remplis de joie quand ils virent le Seigneur” (Jean 20. 19-20). Il s’agissait alors d’établir la preuve de sa résurrection. La résurrection est le fondement de la foi chrétienne. L’apôtre Paul déclare : “si Christ n’a pas été ressuscité, alors notre prédication est vaine” (1 Cor. 15. 14).
Dans les versets du jour, Jésus se manifeste à ses disciples dans un autre cadre. Il les rencontre cette fois dans leur activité habituelle. Cela correspond à une situation avec laquelle nous pouvons plus facilement nous identifier. Nous nous demandons en effet souvent comment discerner la présence du Seigneur dans nos vies. Voilà bien des questions de tous les temps.
Dans la circonstance citée, Pierre retourne à son ancienne occupation, peut-être pour oublier. Il est suivi par les autres disciples. Le Seigneur vient alors à leur rencontre et relance leur amour. Jean le premier reconnaît Jésus grâce à la nouvelle pêche miraculeuse. Jésus va alors s’adresser à Pierre qui l’a aussi reconnu. Il s’agit de lui faire revisiter son triple reniement. Pour cela, il lui demande par trois fois : “M’aimes-tu” (Jean 21. 15-17).
Pour nous, pris dans notre quotidien ou découragés, nous nous laissons envahir par nos occupations. Jésus se rappelle à nous par quelque circonstance déjà vécue avec lui, comme il l’a fait avec ses disciples repartis à la pêche. Si Jésus est venu à leur rencontre, il peut venir aussi à la nôtre, pour faire revivre en nous cette relation qui s’est altérée : par des échanges avec d’autres chrétiens, par un message qui nous bouscule, par un souvenir qui resurgit, par un échec qui fait mal. La fin de ce chapitre se termine par un appel personnel adressé à Pierre : “Toi, suis-moi” (Jean 21. 22). Il doit résonner aussi en nous pour notre relance.
Source (Plaire au Seigneur)