“Ce jour est un jour de détresse, et de châtiment, et d’opprobre ; car les enfants sont venus jusqu’à la naissance, et il n’y a point de force pour enfanter.” 2 Rois 19. 3
La ville de Jérusalem est assiégée par les armées du roi d’Assyrie. C’est un siège particulièrement éprouvant. Les villes fortes de Juda ont été prises par le roi Sankhérib qui envoie aux assiégés le Rab-Shaké, l’un des grands de son royaume, pour convenir d’une reddition et pour décourager le peuple de Juda qui se terre dans la capitale. Ses propos sont humiliants et fallacieux : “Qu’Ézéchias ne vous trompe pas ; car il ne pourra pas vous délivrer de la main du roi. Et qu’Ézéchias ne vous fasse pas mettre votre confiance en l’Éternel, disant : L’Éternel nous délivrera certainement” (2 Rois 18. 29, 30). Il promet que si le peuple se rend, certes, il sera déporté, mais dans un pays aussi beau que leur terre actuelle, où chacun aura sa part. Ceux qui sont sur la muraille rapportent, les vêtements déchirés, ces propos à leur roi.
Que va faire Ézéchias ? Se rendre ? Résister ? Il considère que c’est d’abord Dieu, plus que lui-même, qui est outragé par les paroles du RabShaké. Il déchire ses vêtements, se revêt d’un sac, manifestant ainsi une profonde humiliation, et envoie des messagers au prophète Ésaïe. Il ressent son manque total de forces personnelles, comme une femme sur le point d’accoucher à qui il manquerait toute vigueur. Au plus profond de la détresse, Ézéchias s’en remet à Dieu pour la délivrance et attend une réponse du prophète. Cette réponse arrive, magnifique : “Ne crains pas” (2 Rois 19. 6). Ce sera une grande délivrance par un ange de l’Éternel. “La droite de l’Éternel agit puissamment” (Ps. 118. 15). Dans une situation périlleuse, pour ne pas dire désespérée, Ézéchias s’est humilié, a recherché l’Éternel et celui-ci a répondu favorablement. N’est-ce pas ce que doit faire tout enfant de Dieu quand il passe par la détresse : compter sur son Maître, et sur lui seul ?
Merci mon Dieu d’être celui qui délivre ton enfant qui passe par la détresse. Donne-moi de toujours tout te remettre et de te faire une confiance absolue en toute chose, de sentir ma faiblesse et de venir me blottir dans tes bras. Ne m’as-tu pas dit : “Invoque-moi au jour de la détresse ; je te délivrerai, et tu me glorifieras” ? (Ps. 50. 15).
Source (Plaire au Seigneur)