“Là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur… Personne ne peut servir deux maîtres ; car ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.” Matthieu 6. 21, 24
Un compromis est un arrangement, on pourrait dire un marchandage. La vie en société nécessite des compromis, tout comme la vie de famille ou de couple… et celle de l’Église. Une personne qui ne fait jamais de compromis est insupportable, car elle ne tient jamais compte de l’opinion et des désirs des autres.
Mais aucun compromis avec le mal ou le mensonge n’est acceptable dans la vie de l’Église et du chrétien ! La Bible dit que c’est de l’intérieur de l’Église que se lèveront de faux prophètes, des loups déguisés en brebis qui mettront en doute la Parole de Dieu (Act. 20. 29, 30). Pourra-t-on s’arranger avec eux, faire des compromis ? La passivité à ce niveau serait coupable. Elle sert toujours la cause de notre ennemi.
Jésus parlait avec autorité, à la différence des scribes (Matt. 7. 29). Pourquoi avait-il autorité ? Parce que son cœur était sans partage devant Dieu. Et ceux qui s’en sont le mieux rendus compte, ce ne sont pas les disciples, mais les démons et les esprits impurs. “Que nous veux-tu, Jésus, Fils de Dieu ? Es-tu venu ici avant le temps pour nous tourmenter ?” demandaient-ils (Matt. 8. 29). C’est pour cela que Jésus a eu tant d’ennemis et qu’on a cherché à le faire mourir. Et sur la croix, il a démontré que son cœur était tout entier pour Dieu. Cette croix, c’est la victoire sur tous les compromis !
Allons-nous imiter notre Seigneur, même à notre petit niveau ? Nous avons un “Dieu jaloux”. C’est écrit (Ex. 20. 5). On pourrait dire un Dieu qui ne partage pas la première place. Cela doit nous faire réfléchir. Qui est à la première place, dans mon cœur ? Pour répondre à cette question, nous pouvons en poser quelques autres, plus simples, mais pertinentes : À qui est-ce que je cherche à plaire avant tout ? De qui est-ce que je désire faire la volonté ? Est-ce que j’ai suffisamment bien compris ce qu’il me dit, ce qu’il m’offre, ce qu’il me demande, ou est-ce encore flou ? Est-ce qu’un jour j’ai dit “oui” à Jésus Christ ? Est-ce que je suis sa brebis ? Est-il mon berger ? Il a dit : “Mes brebis écoutent ma voix, moi je les connais, et elles me suivent” (Jean 10. 27).
Source (Plaire au Seigneur)