« Et je fait cela à cause de l'Évangile afin d'avoir part à ses bénédictions » (1 Corinthiens 9:23).
L’apôtre Paul a reçu le don du célibat, toutefois il faut préciser qu’il a fait le choix d’accepter ce don. Après sa conversion, Paul aurait pu choisir de se marier, et Dieu n’aurait pas outrepassé son libre arbitre. Il l’aurait laissé faire ce choix. Jésus dira à ce sujet que certaines personnes « renoncent à se marier à cause du royaume des cieux » (Matthieu 19:12). Ce fut le cas de Paul. Paul expliquait d’ailleurs à ceux qui n’étaient pas mariés et aux veuves qu’il serait préférable de rester ainsi, parce qu’il savait que cela causerait, à la fois des souffrances (dans la persécution) mais également une perte de productivité pour le Royaume.
Il expliquera encore dans 1 Corinthiens 7 la mentalité de celui qui vit pour l’Évangile : « Ce que je veux dire, frères et soeurs, c'est que le temps est court. Désormais, que ceux qui ont une femme soient comme s'il n'en avaient pas (...) et ceux qui jouissent de ce monde comme s'ils n'en jouissaient pas, car le monde dans sa forme actuelle passe. Or, je voudrais que vous soyez sans inquiétude. » (1 Corinthiens 7:29,31-32). Le mot « inquiétude. » veut également dire préoccupation. Paul savait qu’une personne mariée est une personne partagée. C’est pourquoi avant de me marier, j’ai prévenu ma fiancée du prix que nous aurions à payer pour l’Évangile, et elle était d’accord avec cela. Et j’ai l’impression qu’elle paie souvent un prix plus élevé que le mien, se consacrant elle-même tout en faisant toutes choses pour favoriser ma propre consécration. Ce fut le cas il y a encore quelques minutes, lorsque ayant à peine mangé, elle m’encouragea à aller écrire, sans rien débarrasser et sans finir le repas. Et elle a fait ce genre de choses une multitude de fois.
Lorsque nous mettons le Royaume de Dieu en premier dans notre vie, Dieu s’arrangera pour nos affaires personnelles. Nous avons le temps, parce que nous mettons ce temps à part, d’annoncer l’Évangile et d’aimer quelqu’un aujourd’hui.
Jérémy Sourdril