“Au même moment, se trouvaient là des gens qui lui rapportèrent l’affaire des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang avec leurs sacrifices. Jésus leur répondit : Croyez-vous que ces Galiléens étaient plus pécheurs que tous les Galiléens, pour avoir souffert de telle manière ?” Luc 13. 1, 2
C’est sans doute pour susciter de la part de Jésus une réaction d’indignation qu’on lui rapporte le massacre de Galiléens. Répondant par avance aux objections qu’on aurait pu lui faire en mettant en avant la cruauté du gouverneur, le Seigneur cite un autre exemple dans lequel la méchanceté de l’homme n’y est pour rien : “Ces dix-huit sur qui tomba la tour à Siloé, et qu’elle tua, croyez-vous qu’ils étaient plus coupables que tous les habitants de Jérusalem ? Non, vous dis-je” (Luc 13. 4). Jésus montre par là qu’une catastrophe n’est pas à associer automatiquement à une punition divine.
La recherche d’un sens aux événements négatifs est bien d’actualité et fait couler beaucoup d’encre tant les catastrophes naturelles, les accidents et les violences laissent chacun désemparé et angoissé.
Dans sa réponse, Jésus remet en cause l’idée qui voudrait que les personnes épargnées par un désastre le soient à cause de leur supériorité morale sur les victimes. Il utilise l’écroulement de la tour de Siloé, peut-être un accident de chantier, pour renouveler ses avertissements : “Si vous ne vous repentez pas, vous périrez tous pareillement” (Luc 13. 5).
Ce récit attire aujourd’hui notre attention vers l’essentiel, c’est-à-dire la réponse de chaque homme à la grâce de Dieu qui, moyennant la foi en Jésus Christ, offre le salut à celui qui se repent. La mort atteint chacun à plus ou moins brève échéance ; ce qui compte alors, c’est la repentance envers Dieu qui lui seul donne accès à la vie éternelle.
Ainsi Jésus ne donne pas d’explications face à tant de pourquoi. Les pourquoi des hommes demeurent, et combien sont-ils aujourd’hui ceux qui aimeraient interroger Dieu sur l’existence du mal et de la souffrance sur la terre ? Personne n’a de réponse, pas plus les philosophes que les chrétiens. Devant de tels mystères inexplicables, l’apôtre Paul nous exhorte à prier : “En toute circonstance, exposez vos requêtes à Dieu par la prière et la supplication avec des actions de grâces ; et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus” (Phil. 4. 6, 7).
Source (Plaire au Seigneur)