“Maris, aimez votre femme, comme aussi le Christ a aimé l’assemblée et s’est livré lui-même pour elle (…) De même aussi les maris doivent aimer leur propre femme comme leur propre corps. Car personne n’a jamais haï sa propre chair, mais il la nourrit et la chérit, comme aussi le Christ l’assemblée (…) Ce mystère est grand.” Éphésiens 5. 25, 28, 29, 32
Tu as eu le courage de me parler de tes problèmes de couple. Je ne suis pas meilleur que toi, ni dans ce domaine ni dans un autre ; mais comme frère en Christ, sollicité par toi, je vais essayer de te suggérer quelques pistes, en m’adressant d’abord à moi-même ! Il t’appartiendra ensuite d’y réfléchir devant le Seigneur. Et peut-être qu’une sœur pourra suggérer à son tour quelques pistes à ton épouse ?
La principale cause des mésententes dans un couple, c'est que chacun regarde à sa souffrance et aux torts de l'autre. Du coup, on ne peut pas avancer. Il me faut INVERSER ce mécanisme : regarder MES torts et SA souffrance ; demander pardon pour MES torts et commencer à soigner SA souffrance. Si chacun fait cela, c'est gagné. Bien sûr, il faut que l’un commence. C'est la dimension de la grâce — qui évidemment est contraire aux mécanismes naturels. Mais je suis chrétien, alors…
Reconnaître mes torts, ce n'est pas perdre la face. C'est, au contraire, assumer ma conscience d'adulte. Il me faut sortir du cercle « soumission-colère ». Il me faut aimer mon épouse pour son âme plus que pour son corps, même si les deux sont liés. C'est-à-dire : même si elle devenait moins belle, c'est elle que je devrais aimer. Sinon, je suis esclave — et ce n'est pas sa faute ; c'est la mienne.
Elle a besoin d'un mari dont le cœur est affermi, évidemment. C'est la condition de son repos. Sinon, elle devra chercher son repos ailleurs.
De plus, dans la perspective biblique, l'autorité est toujours liée à la notion de service. Jésus avait autorité et il est venu pour servir (et non pour être servi). Je dois exercer une autorité dans mon couple et ma famille, non pas pour moi-même, mais pour eux. Pour leur bien. En cela, je suis serviteur — à l'image du Christ.
Oui, que le Seigneur me montre ce qui est juste, pour que je le fasse. Qu’il te le montre, mon frère. Et quand il te l'a montré, fais-le courageusement. Il agira. Le Seigneur aime l’Église, et il aime ceux qui la composent. Il vous aime tous les deux.
Source (Plaire au Seigneur)