“Il y avait là quelques-uns des scribes, assis, qui raisonnaient dans leurs cœurs : Pourquoi celui-ci parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui peut pardonner les péchés, sinon un seul, Dieu ? Aussitôt Jésus, connaissant… qu’ils raisonnaient ainsi en eux-mêmes, leur dit : Pourquoi tenez-vous ces raisonnements dans vos cœurs ?” Lire Marc 2. 1-12
Ce chapitre de Marc est riche en pourquoi (v. 6, 8, 16, 18, 24) ; les deux premiers attirent l’attention, tant ils sont révélateurs de deux états d’esprit diamétralement opposés.
Quelques scribes se sont mêlés à la foule venue à la maison où loge Jésus. Ils sont probablement curieux de revoir celui qui a récemment délivré un homme d’un esprit impur. Ils savent qu’un démon l’a proclamé “Saint de Dieu”. Mais ils ne sont pas prêts à le reconnaître comme le Messie, l’envoyé de Dieu. Quand ils entendent le Seigneur dire au paralysé : “tes péchés sont pardonnés”, ils sursautent. Cela va bien plus loin que la surprenante autorité de Jésus sur les mauvais esprits. Seul Dieu a le pouvoir de pardonner les péchés. Ce Jésus prétend donc être Dieu. Selon la Loi, c’est un blasphème ! C’est inimaginable pour les scribes. Qu’il guérisse, c’est bien ; mais pourquoi prend-il cette posture provocatrice, insensée ? Ce pourquoi qu’ils n’osent exprimer et qu’ils gardent “dans leurs cœurs” est l’occasion pour le Seigneur de leur donner, à eux et à la foule assemblée, une triple preuve de sa divinité.
– le pourquoi qu’il leur adresse leur révèle qu‘il connaît toutes leurs pensées, même les plus secrètes. C’est bien une preuve qu’il est Dieu (Ps. 94. 11 ; Jér. 17. 10) ;
– en commandant au paralysé de se lever et de marcher, il prouve qu’il a un pouvoir divin ;
– s’il a la puissance divine de faire ce miracle, il a aussi l’autorité divine de pardonner les péchés, il est donc Dieu.
À ceux qui justifient par des pourquoi leur refus d’accepter le salut de Jésus Fils de Dieu, il répond encore aujourd’hui : “Vous, pourquoi ne me croyez-vous pas ?” (Jean 8. 46). Mais à “ceux qui croient en son nom”, non seulement “il a le pouvoir de pardonner les péchés”, mais il leur donne “le droit d’être des enfants de Dieu”. “Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé” (Jean 1.12 ; Act. 16. 31).
Source (Plaire au Seigneur)